Des plantes pour soigner ses bêtes, une pratique menacée

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Des plantes pour soigner ses bêtes, une pratique menacée

Message par Kiwi le Jeu 4 Sep 2014 - 13:06



Des plantes pour soigner ses bêtes, une pratique menacée


Les consommateurs, comme le gouvernement, plaident pour une baisse de l’usage des antibiotiques sur les animaux d’élevage, mais la réglementation dans l’utilisation de méthodes alternatives s’est paradoxalement musclée.

Il y a deux nouvelles réglementations européenne et française qui visent à déposséder les éleveurs de la prescription des plantes pour les mettre aux mains des grands groupes pharmaceutiques. Depuis la nuit des temps, les agriculteurs ramassent des plantes dans la nature (thym, sarriette, etc.) pour leurs bêtes. Leur donne par exemple des tisanes concentrées au printemps, juste avant la mise à l’herbe, pour les aider à se battre contre les parasites digestifs.

D’autres utilisent aussi des huiles essentielles, sur les vaches après la traite pour prévenir les mammites (inflammation des mamelles), ou sur le cordon ombilical des veaux pour les aider à cicatriser.

« Les solutions alternatives permettent de gérer 75% des maladies des troupeaux », assure même Philippe Labre, vétérinaire-formateur, considéré comme le grand spécialiste des médecines naturelles en élevage en France.

Une ordonnance pour des plantes

Le gouvernement table lui sur une réduction de 25% de l’usage des antibiotiques vétérinaires en cinq ans (2012-2017), à travers son plan « Ecoantibio ». Mais paradoxalement, la réglementation concernant l’usage de méthodes à base de plantes s’est durcie ces derniers mois.

L’Union européenne a d’abord publié en mars 2013 un règlement (UE 230-2013) imposant le retrait du marché de centaines d’extraits aromatiques végétaux employés en aliments complémentaires.

Un choix motivé, selon Philippe Labre, « par l’absence d’achat du droit d’homologation, procédure contestable pour des produits naturels, biens communs vivants qui doivent rester inaliénables tant qu’ils ne sont pas préoccupants ».

La sarriette, le trèfle, la luzerne, l’orge, le noisetier, ont ainsi été retirés du marché, alors qu’il s’agit de plantes « d’utilisation traditionnelle et populaire » et qui sont en plus « naturellement présentes dans les prairies », s’indigne le vétérinaire.

En France, l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, a publié en août 2013 une circulaire dont il découle que tout produit à base de plantes doit disposer d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) et d’une prescription par ordonnance pour être utilisé dans un élevage.

Jusqu'ou iras t-ont comme ça??
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Re: Des plantes pour soigner ses bêtes, une pratique menacée

Message par Galiane le Jeu 4 Sep 2014 - 13:36

Bonjour,

On dirait qu'ils veulent tuer tout ce qui est naturel pour faire de nous des mutant! Je suis scandaliser de tout ce que je lis sur la destruction de la nature, l'interdiction  de certaines pratiques ancestrales naturelles et toutes les plantes que l'on retire du marché français à cause de soit disant principes de précaution.

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Re: Des plantes pour soigner ses bêtes, une pratique menacée

Message par Marylène le Dim 7 Sep 2014 - 9:05

pfffffffffffff du n'importe quoi, tout ce qui peut etre bon pour nous ou les animaux , on nous le retire mais les médocs !!
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Re: Des plantes pour soigner ses bêtes, une pratique menacée

Message par Kiwi le Lun 8 Sep 2014 - 21:58

D'autant plus scandaleux que cette dame que vous voyez en photo dans le premier article et qui avait été interviewvé à maintenant des démélées avec la justice. Lisez plutôt:


Une éleveuse bio se retrouve en conflit avec la justice pour des soins qu’elle prodigue par les plantes et les huiles essentielles à ses bêtes.

Éleveuse bio à Bourdeaux dans la Drôme, Sandrine Lizaga a reçu un “rappel réglementaire” de la préfecture concernant les soins naturels qu’elle offre à ses 60 brebis laitières. Acte jugé non conforme à la réglementation européenne, Sandrine risque de perdre ses primes annuels de la PAC qui la font vivre.

L’affaire a commencé le 6 août dernier, lorsque deux inspectrices de la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) sont venues effectuer un contrôle en vue des aides européennes et des conditions de leurs attributions. Celles-ci ont été très étonnées en découvrant une pharmacie uniquement composée de tubes d’huiles essentielles et de granulés d’homéopathie. Sandrine raconte : “l’inspectrice ne savait pas ce qu’était un tube de granules, elle m’a demandé comment je faisais, je pensais que tout le monde connaissait l’arnica (plante vivace couramment utilisée sous forme de crème ou de pommade pour traiter différentes affections bénignes d'origine inflammatoire - ndlr)”.

Suite à cette visite, l’éleveuse a reçu un courrier début septembre du directeur de la DDPP : “ce contrôle a mis en évidence plusieurs non-conformités à la réglementation auxquelles je vous demande d’apporter les mesures correctives. L’utilisation d’homéopathie et d’huiles essentielles à des fins thérapeutiques sont soumises à prescription après examen des animaux par un vétérinaire”.

Installée à la ferme du Serre depuis bientôt 4 ans, cette mère de deux enfants ne savait pas si elle allait être pénalisée. Dans la lettre, la DDPP indique qu’elle risque une réduction de ses primes de Politique Agricole Commune. Ces aides représentent actuellement 40% de son chiffre d’affaire, l’équivalent du salaire qu’elle se verse. L’éleveuse craignait également d’autres sanctions comme l’interdiction de commercialiser ou la saisie de ses animaux.

C’est alors qu’elle décida d’alerter ses collèges et la confédération paysanne. Cet effort a payé, amenant un second rendez-vous et un nouveau courrier dans lequel l’administration admet que les médicaments homéopathiques ne sont pas soumis aux prescriptions d’un vétérinaire, par contre, les huiles essentielles et les plantes le sont. Ces dernières devant faire l’objet d’une autorisation de mise sur le marché garantissant leur innocence.

L’éleveuse se défend : “mais si je vais ramasser de la prêle ou de l’ortie, des plantes minéralisantes pour mes bêtes, c’est interdit. Je ne joue pas à l’apprentie sorcière, je sais que les huiles essentielles ne sont pas anodines, j’ai suivi plusieurs formations avec des pharmaciens et des vétérinaires”.

Pour se mettre en conformité avec la loi, Sandrine Lizaga va devoir demander une ordonnance à sa vétérinaire, ce qu’elle trouve “totalement hypocrite”.

Les consommateurs, comme le gouvernement, plaident pour une baisse de l’usage des antibiotiques sur les animaux d’élevage. Encore une fois, on constate que la réglementation dans l’utilisation de méthodes alternatives est parsemé d'embûches. "Les solutions alternatives permettent de gérer 75% des maladies des troupeaux" affirme Philippe Labre, vétérinaire-formateur, considéré comme le grand spécialiste des médecines naturelles en élevage en France.

http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/10514/eleveuse-bio-poursuivie-avoir-soigne-ses-brebis-plantes#sthash.qxUcukXj.dpuf
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Re: Des plantes pour soigner ses bêtes, une pratique menacée

Message par jennylou54 le Ven 26 Sep 2014 - 13:04

j avais déjà lu l article sur cette éleveuse de brebis c est scandaleux
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Re: Des plantes pour soigner ses bêtes, une pratique menacée

Message par jean_mi le Mar 30 Sep 2014 - 15:29

De toutes façons je pense que le doute n'est plus permis : tous les organes de pouvoir sont aux mains de puissants lobbys, il y a une vraie volonté malsaine d'asservir les citoyens / consommateurs.
Si c'est quelque chose qu'ils ne peuvent pas nous vendre alors ça doit devenir illégal.

Ça va devenir de pire en pire et il va bientôt falloir que chaque famille soit auto-suffisante pour sa nourriture. Encore qu'ils sont capables d'édicter des normes sur ce que tu peux donner à manger à tes enfants, genre céréales obligatoires pour le p'tit déj, "les pov petits ils sont en pleine croissance et il faut bien qu'on vous refourgue notre blé aux pesticides (et au gluten tellement modifié qu'il est devenu inassimilable par l'humain)".

À la place de l'éleveuse, je nourrirais mes brebis comme bon me semble et ferait semblant pour les inspections. Les lois absurdes doivent être désobéies, même les soldats ont le droit de désobéir un ordre illégal.
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Re: Des plantes pour soigner ses bêtes, une pratique menacée

Message par Mr Papillon le Mer 1 Oct 2014 - 0:07

jean_mi a écrit:De toutes façons je pense que le doute n'est plus permis : tous les organes de pouvoir sont aux mains de puissants lobbys, il y a une vraie volonté malsaine d'asservir les citoyens / consommateurs.
Les lois absurdes doivent être désobéies, même les soldats ont le droit de désobéir un ordre illégal.

Re.

je suis bien d'accord avec toi Jean_mi, il faudrait une révolution contre toutes les conneries que peuvent faire tous ces grands à Leurope, (faute faite exprès) ils sont menés par le bout du nez par les grand fabricants qui veulent avoir le monopole absolu que tout ce qui se vend en matière de pharmacopée et autres bien sûr.
Il n'y a qu'à voir le nombre de lobbyistes qui fréquentent ce grand cirque à Bruxelles pour comprendre.
Leurs produits chimiques finiront par nous tuer, il n'y a qu'à voir la posologie des médicaments, tu as quasiment plus d'effets secondaires que d'effets bénéfiques, j'en sais quelque chose car je prends quelques médocs tous les jours dont ne je peux me passer, mais bondieu quelles saloperies.
de plus, et peut être rien à voir avec le sujet dont on parle ici, mais on nous bassine à longueur d'années que nous, les humains prenons trop d'antibiotiques et que pour finir ils n'auront plus l'effet escompté, mais non, ce n'est pas nous qui en prenons trop, ce sont les animaux de boucherie qui en reçoivent trop, on leur en donne systématiquement dans leur nourriture au cas ou, au lieu d'en donner seulement en cas de nécessité, et tous ces antibiotiques on les retrouve accumulés dans nos organismes et puis on les évacue par les selles et l'urine, et tous cela se retrouve bien entendu dans les rivières et les fleuves, puis dans la mer. Et ainsi on n'en fini pas de tout polluer et de perturber la nature.
Bon j'en reste là, si non je vais exploser. Ben oui suis un peu révolutionnaire sur les bords.
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Re: Des plantes pour soigner ses bêtes, une pratique menacée

Message par Kiwi le Mer 1 Oct 2014 - 0:25

Mr Papillon a écrit:
jean_mi a écrit:De toutes façons je pense que le doute n'est plus permis : tous les organes de pouvoir sont aux mains de puissants lobbys, il y a une vraie volonté malsaine d'asservir les citoyens / consommateurs.
Les lois absurdes doivent être désobéies, même les soldats ont le droit de désobéir un ordre illégal.

Re.

je suis bien d'accord avec toi Jean_mi, il faudrait une révolution contre toutes les conneries que peuvent faire tous ces grands à Leurope, (faute faite exprès) ils sont menés par le bout du nez par les grand fabricants qui veulent avoir le monopole absolu que tout ce qui se vend en matière de pharmacopée et autres bien sûr.
Il n'y a qu'à voir le nombre de lobbyistes qui fréquentent ce grand cirque à Bruxelles pour comprendre.
Leurs produits chimiques finiront par nous tuer, il n'y a qu'à voir la posologie des médicaments, tu as quasiment plus d'effets secondaires que d'effets bénéfiques, j'en sais quelque chose car je prends quelques médocs tous les jours dont ne je peux me passer, mais bondieu quelles saloperies.
de plus, et peut être rien à voir avec le sujet dont on parle ici, mais on nous bassine à longueur d'années que nous, les humains prenons trop d'antibiotiques et que pour finir ils n'auront plus l'effet escompté, mais non, ce n'est pas nous qui en prenons trop, ce sont les animaux de boucherie qui en reçoivent trop, on leur en donne systématiquement dans leur nourriture au cas ou, au lieu d'en donner seulement en cas de nécessité, et tous ces antibiotiques on les retrouve accumulés dans nos organismes et puis on les évacue par les selles et l'urine, et tous cela se retrouve bien entendu dans les rivières et les fleuves, puis dans la mer. Et ainsi on n'en fini pas de tout polluer et de perturber la nature.
Bon j'en reste là, si non je vais exploser. Ben oui suis un peu révolutionnaire sur les bords.

tu as tout à fais raison Mr papillon!!...
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Re: Des plantes pour soigner ses bêtes, une pratique menacée

Message par Mr Papillon le Mer 1 Oct 2014 - 0:27

Organiser une révolution contre la connerie, c'est cela !!!



Quoi qu'il en soit, lorsque vous allez chez le pharmacien, acheter un médoc ou autre produit en homéopathie, rien ne vous oblige à dire que c'est pour votre animal, et en fait ça ne regarde à personne ce que vous faites avec le produit acheté.

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Re: Des plantes pour soigner ses bêtes, une pratique menacée

Message par Kiwi le Mer 1 Oct 2014 - 0:41

Je pense que la dame a été inquietée suite à la parution du premier article qui a du donner suite à une inspection... sinon je ne vois pas trop comment ils auraient sus.

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Re: Des plantes pour soigner ses bêtes, une pratique menacée

Message par jean_mi le Mer 1 Oct 2014 - 11:31

Mr Papillon a écrit:ce sont les animaux de boucherie qui en reçoivent trop, on leur en donne systématiquement dans leur nourriture au cas ou, au lieu d'en donner seulement en cas de nécessité

Si je me trompe pas c'est même pire que ça, ils leurs en donnent systématiquement parce que ça fait produire plus de viande à l'animal.

Il me semble avoir lu un article d'un gars qui disait que l'obésité qui ravage le monde était peut être aussi due aux antibio, car après tout s'ils font faire de la viande aux animaux pourquoi ce serait différent pour les humains ?

Pour la révolution, je pense qu'ils ont tellement verrouillé le système que ce n'est pas possible.
Par contre on peut refuser de rentrer dans leur jeu ... ça me fait penser à ce gardien de prison qui disait qu'une prison ne pouvait fonctionner que parce que la majorité des détenus "jouaient le jeu".
Ben là c'est pareil, si petit à petit chacun modifie son mode de vie pour ne plus dépendre de ces vampires, leur système s'écroulera tout seul.
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