Le jardin Keyhole

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Le jardin Keyhole

Message par Kiwi le Mer 19 Nov 2014 - 23:42



Le jardin Keyhole


Qu’est ce qu’un Keyhole ?

Le keyhole, ou jardin en trou de serrure, est un concept d’aménagement originaire d’Afrique. Il vient notamment des régions arides comme le Lesotho ou l’Uganda. Ces méthodes permettent une importante production de légumes sur des surfaces limitées tout en contrôlant l’arrosage. Son nom vient de sa forme circulaire avec un trou central. Il mesure environ 3m de diamètre. Au centre de ces petits potagers circulaires se trouve une colonne d’environ 1m de diamètre utilisée pour déposer le compost et diffuser l’eau. Cette solution permet de trouver le lieu idéal pour son compost, où il diffuse lentement  ses nutriments et son humidité. Ce petit jardin potager est entouré par un muret de pierre, ce qui protège de l’érosion le substrat, composé de plusieurs couches (canettes de métal, paille, fumier, cendre et terre). Il est inutile de travailler le sol en dessous : les microorganismes présents dans le sol s’en chargeront !

L’organisation Send a Cow est a l’origine de ce beau projet de permaculture. Elle diffuse cette techniques du keyhole en Afrique. « Send a Cow » a pour objectif d’aider les paysans africains à devenir auto-suffisants dans leur production de nourriture. Cette ONG leur délivre des conseils techniques, peu coûteux et écologiques, tels que le keyhole. Le post de blog de jardins et potagers urbains revient sur la diffusion en Afrique du keyhole par Send a Cow.


Comment réaliser un Keyhole dans son jardin ?

Dé­li­mi­ter un es­pace cir­cu­laire de 2m50 à 3m de dia­mètre, avec un rond cen­tral de 80cm à 1m de dia­mètre. Ré­ser­ver un cré­neau pour l’accès au tas de com­post (de pré­fé­rence le sec­teur nord). Pas be­soin de tra­vailler le sol en-dessous — les bes­tioles s’en char­ge­ront. S’il y a des mau­vaises herbes, quelques car­tons po­sés à même le sol consti­tue­ront une barrière. Puis on bâ­tit le pa­nier au centre pour conte­nir le tas de com­post.

En­suite on com­mence à bâ­tir le mu­ret en pierres sèches qui en­toure la butte. Des pierres, des briques — tout est bon tant que ça tient. L’intérêt ma­jeur de la forme ar­ron­die, c’est que les pierres se tiennent les unes les autres en fai­sant un lé­ger ef­fet de voûte, un peu à la ma­nière des igloos, ce qui fait que le mu­ret n’a pas be­soin d’être très épais. Il suf­fit de l’incliner lé­gè­re­ment vers l’intérieur pour que le poids de la terre ne le fasse pas tomber.

A me­sure qu’on monte les pierres, on monte le sub­strat, en al­ter­nant les couches et en ar­ro­sant ré­gu­liè­re­ment comme pour du com­pos­tage en couches, mais avec pas mal de terre pour faire du vo­lume (on veut en ef­fet mon­ter d’environ 60cm). Voici une liste d’ingrédients, plus ou moins dans l’ordre du bas vers le haut :

•pierres pour le drainage
•can­nettes de soda rouillées pour le fer
•bran­chages pour aé­rer et en­cou­ra­ger les champignons
•fu­mier pour l’azote
•terre de profondeur
•paille pour aé­rer et aug­men­ter la ma­tière organique
•cendre de bois pour le phosphore
•feuilles fraîches pour at­ti­rer les lombrics
•char­bon de bois pilé pour la ré­ten­tion d’eau et de nutriments
•terre de surface
•com­post mûr en surface
•paille pour pailler en surface

No­ter qu’il faut beau­coup de pierres (le mu­ret fait en­vi­ron 10 mètres de long et 60cm de haut) et beau­coup de terre et/ou de com­post (la butte fait près de 2 mètres cubes en vo­lume, soit 20 brouettes de 100 litres à charrier).

Les plan­ta­tions
On peut bien y plan­ter ce que l’on veut, mais comme la butte est déjà as­sez haute, il n’est peut-être pas ju­di­cieux d’y mettre des plantes qui montent trop haut.

Si­non, l’idée est de pro­fi­ter des micro-climats et des micro-terroirs :

•au bord du mur pour les plantes qui aiment bien être au sec et dans un sol pas trop fertile

•plus près du tas de com­post pour celles qui aiment l’humidité et l’azote

•côté Sud pour celles qui aiment la chaleur

•côté Nord pour celles qui aiment être un peu à l’ombre des autres

•près du bord pour celles qui ont ten­dance à vou­loir déborder

•entre les pierres du mur pour des plantes de rocaille
etc.

Quant au compost, les vers de terre ce charge de remuer et de répartir la matière organique dans le jardin.
Ainsi la boucle est bouclé et pas besoin de récupérer le compost pour l'amener au jardin.

Il ne vous reste plus qu'a vous mettre à l'ouvrage  
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