Les modes de cultures hors sols, que faut-il en penser?

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Que pensez vous des fruits et légumes cultivés hors sols?

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Les modes de cultures hors sols, que faut-il en penser?

Message par Kiwi le Lun 6 Avr 2015 - 21:31


QUE PENSEZ VOUS DES FRUITS ET LEGUMES QUI SONT CULTIVÉS
SANS MISE À LA TERRE?

La question se pose de plus en plus face à:
-La dégradation des sols causés par l'acidification, la polllution aux pesticides..
-Leur appauvrissement en nutriments, découlant d'une surproduction qui les épuise.
-Le manque de terre de culture à certains endroits du monde.
-Par ailleurs le constat est sans appel; il n'y auras pas assez de terre cultivables pour nourrir 9 milliards d'humains d'ici 2050.
Face à ce constat, de nombreuses idées ont vu le jour pour faire des cultures hors sols et parfois même sans terre. Des cultures en paniers, au cultures verticales, en passant par les cultures qui utilisent les poissons ou nettoient les eaux, petit tour d'horizon des modes de cultures hors sols.


Qu'est-ce qu'un mode de culture hors sol:
Les cultures hors-sol ou sans sol se définissent comme des cultures de végétaux effectuant leur cycle complet de production sans que leur système racinaire soit en contact avec leur environnement naturel : le sol. Dans la plupart des systèmes hors-sol, les racines des végétaux se développent sur un support solide (ou substrat généralement inerte). L’alimentation est assurée par un arrosage au goutte-à-goutte avec une solution nutritive qui apporte l’eau, l’oxygène dissous, et les éléments minéraux indispensables. Cette solution nutritive correspond à de l’eau enrichie par des engrais solubles qui respectent les besoins spécifiques des végétaux. Lorsque la plante a puisé dans cette solution nutritive ce dont elle a besoin, il reste la solution de drainage.

Mon avis:
La question que je me pose personnellement, concerne la valeur nutritionnelle que peuvent avoir des légumes qui ne sont pas nourris par l'energie et les nutriments naturels de la terre dont ils sont issus. On sais combien cela joue sur leur qualité, leur saveur et leurs nutriments.
Déja lorsque l'on cueille des fruits et legumes avant maturité, pour qu'ils arrivent encore frais sur les etals des magasins, il leur manque une grande partie de leur nutriments.. Alors je me dis que des légumes cultivés sans terre, ca ne doit pas être bien folichon!

Le débat est ouvert pour en discuter!


Dernière édition par Kiwi le Mar 7 Avr 2015 - 0:43, édité 2 fois
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Re: Les modes de cultures hors sols, que faut-il en penser?

Message par Kiwi le Lun 6 Avr 2015 - 21:36

IDÉE NUMÉRO 1



La « barge méduse » produit des légumes bio et purifie l’eau


Quand l’humain s’inspire de la nature pour coopérer avec elle, des choses magnifiques peuvent se construire. En témoigne la Jellyfish Barge, un projet durable totalement hors du commun.

Saviez-vous que d’ici 2050, la demande globale de nourriture aura augmenté de 60 à 70% ? Dans le schéma industriel actuel, il sera difficile de répondre à cette demande de manière durable. Les terres arables se font rares et celles-ci sont toujours plus accaparées pour subvenir à d’autres besoins : énergie, élevage, huiles,… Par ailleurs, l’or bleu, très consommé dans l’agro-industrie, se fait rare dans bien des contrées du monde. L’avenir inspire les pires craintes et le développement de nouvelles formes d’agricultures plus locales, moins gourmandes en énergie, apparait vital.

La nature, modèle et partenaire

C’est conscient de ce problème majeur que Pnat, un think-tank de biologistes, chercheurs et designers, s’est penché sur diverses solutions pratiques et économiques. Leur fer de lance, le biomimétisme. C’est à dire, observer attentivement la nature pour en tirer ce qui existe de meilleur dans une logique de développement durable. Objectif : faire de la nature un modèle et un partenaire de projet.

C’est après une observation minutieuse de la nature et de ces problématiques que les chercheurs de Pnat ont mis au point la « barge méduse » , un module flottant de culture biologique et autonome, qui ne repose ni sur une source d’eau potable, ni sur des intrants chimiques, ni sur une source d’énergie externe. Leur serre aquatique se veut être entièrement écologique, indépendante et économique.


Écologique de A à Z

La structure étudiée dans les moindres détails est capable de purifier l’eau salée, marécageuse ou polluée avec la simple énergie du soleil. Construit à partir d’une technologie low-cost et de matériaux basique, l’engin est étudié pour faciliter son auto-construction. La base de 70m² qui soutient la structure repose sur des flotteurs en plastique recyclé.

À l’intérieur de la serre, un système de culture hydroponique à haute-efficience permet de produire avec 70% moins d’eau que les systèmes hydroponiques actuels, si on en croit les concepteurs. Un système domotique automatisé permet de contrôler sur moniteur l’ensemble des données essentielles pour la culture comme la température ou l’hygrométrie. Les 7 systèmes de purification de l’eau par distillation solaire peuvent traiter jusqu’à 150 litres d’eau par jour, de quoi fonctionner en parfaite autonomie.

Enfin, des capteurs solaires et une turbine produisant de l’électricité avec les vagues offrent suffisamment d’énergie à l’ensemble de la « méduse » pour fonctionner sans apport extérieur. Cette barge de vie est donc taillée pour produire de la nourriture facilement dans les milieux à très faibles ressources naturelles comme c’est justement le cas d’un certain nombre de pays émergents. Elle propose une agriculture locale et à taille humaine sans aucune autre ressource que celles naturellement disponibles. De quoi assurer la sécurité alimentaire des communautés locales.

Un prototype fonctionnel a déjà été testé par l’équipe. Reste à faire place à l’imagination pour développer des modules de tailles et de fonctions différentes. Le début d’une grande aventure ? On leur souhaite !







Sources : jetsongreen.com
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Re: Les modes de cultures hors sols, que faut-il en penser?

Message par Kiwi le Mar 7 Avr 2015 - 0:05

IDÉE NUMÉRO 2

L'AQUAPONIE

Cultiver des légumes en « symbiose » avec l’élevage de poissons, voilà le concept fondamental de l’aquaponie. Ce terme est un néologisme issu de la contraction d’aquaculture (élevage en milieu aquatique) et d’hydroponie (culture des plantes hors sol). En pratique, ce sont les excréments des poissons qui servent d’alimentation aux plantes cultivées. Zoom sur ce système à la fois ancestral et innovant aux promesses écologiques !

L’aquaponie, un mode de culture utilisé depuis l’Antiquité !

En effet, le principe de l’aquaponie est ancestral puisqu’il a été utilisé, pas toujours consciemment, notamment en Amérique précolombienne dans les chinampas mésoaméricaines (hortillonnages sur lesquels étaient déposées les boues des canaux, chargées entre autre d’excréments de poisson) et dans les rizières asiatiques. Aujourd’hui, ce mode de culture se développe, surtout dans les pays anglo-saxons, ou des fermes aquaponiques à grande échelle commencent à sortir de terre. L’aquaponie condense de grosses productions sur de petites surfaces, ce qui en fait donc un mode de culture particulièrement adapté aux enjeux de l’agriculture urbaine. L’économie d’eau que procure l’aquaponie est aussi un avantage qui séduit certaines zones désertiques, notamment dans les pays en développement.


Concrètement, l’aquaponie comment ça marche ?

Dans la pratique, un système aquaponique fonctionne en circuit fermé et repose sur l’interaction des plantes et des poissons. Les plantes purifient l’eau des poissons et les poissons nourrissent les plantes grâce à leurs déjections. Plus exactement, les excréments des poissons sont transformés en nitrites, puis en nitrates par l’action de bactéries. L’eau des bassins est alors pompée et acheminées jusqu’aux bacs dans lesquels sont cultivées les plantes, lesquelles se nourrissent des nutriments contenues dans l’eau. Les plantes cultivées épurent l’eau de l’aquarium par l’assimilation des racines. L’eau est donc purifiée et se charge d’oxygène en circulant. Elle peut alors regagner le bac d’élevage des poissons. Dans un tel système de culture, l’enjeu principal est de trouver le juste équilibre entre la population de poissons, la nourriture apportée, la population bactérienne et la végétation cultivée : une carence en azote (jaunissement des feuilles se développant en partant du bas des plantes) sera le signe d’une sous-population de poissons et ou d’un manque de nourriture. À l’inverse des taux de nitrites et de nitrates trop élevés indiquent que le filtre sur plante est inefficace et que le métabolisme de ces dernières est insuffisant pour dépolluer l’eau des déjections.


Les avantages écologiques de l’aquaponie !

Fonctionnant en circuit fermé, l’aquaponie contrairement aux modes de culture classiques permet d’importantes économies en eau. L’eau n’est pas gaspillée, et seule la part évaporée par les plantes doit être remplacée. La consommation d’eau en aquaponie serait jusqu’à 90 % moins élevée que pour les systèmes de culture conventionnels. De plus, l’aquaponie est un système de culture à la portée de tous. La fabrication peut revenir à presque rien si on se fournit avec des matériaux de récupération. Il est en effet tout à fait possible de bricoler et faire tout soi-même avec un peu d’ingéniosité.

En France, l’aquaponie peine encore à se développer. Mais certains projets à petite échelle voient le jour. C’est notamment le cas de l’Aquaponie Valley. Une ferme aquaponique développée à Beauchastel, en Auvergne, et qui vise à faire travailler 140 salariés handicapés au sein d’un centre d’aide par le travail. Leur volonté, atteindre de manière durable une production annuelle de 5 tonnes de truites Arc-en-Ciel et de 500 kilos de spiruline, algue aux nombreuses propriétés nutritionnelles.
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Re: Les modes de cultures hors sols, que faut-il en penser?

Message par Mr Papillon le Mer 8 Avr 2015 - 0:45

Bonjour.

J'ai déjà vu ce genre de culture pour les fraises, ben, c'est génial, car les gens qui soignent et cueillent les fraises ne doivent plus se baisser et se casser le dos.
D'ailleurs le propriétaire vantait sa culture pour cette raison principale.
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