Va t-on en finir avec la vivisection?

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Va t-on en finir avec la vivisection?

Message par Kiwi le Jeu 9 Juil 2015 - 9:35



Va t-on en finir avec la vivisection?


Je sais que vous êtes nombreux, comme moi, à ne plus pouvoir supporter les images où l'on voit des milliers de poulets happés par des machines pour les transformer en pâte à "nuggets", où des animaux éviscérés pendent lamentablement en beuglant dans l'attente du coup final, où la mer devient rouge tandis qu'on harponne des centaines de thons…

Ce génocide "alimentaire" révoltant n'est toutefois qu'une face des atrocités que nous faisons subir aux animaux car, dans l'ombre (loin des caméras en tout cas), ils sont des millions à passer sous notre bistouri pour le bien de la science ou de la cosmétique.

Les chiffres publiés par l’UE sur le nombre d’animaux utilisés dans l’expérimentation animale sont en effet consternants. Selon les statistiques officielles concernant le nombre d’animaux utilisés à des fins expérimentales dans les États membres de l’Union européenne, près de 11,5 millions d’animaux ont été tués dans les laboratoires européens (ces chiffres datent de 2011, ce sont les seuls disponibles, mais ça n'a pas dû s'améliorer beaucoup depuis).

En Europe, la catégorie d’animaux la plus utilisée dans les laboratoires est constituée par les rongeurs et les lapins, représentant 80 % des individus. On trouve aussi beaucoup d'animaux à sang froid (reptiles, amphibiens et poissons), qui représentent près de 12,5 % des cobayes. Et ensuite, il y a de tout : oiseaux, chevaux, ânes, porcins, caprins, ovins, bovins, chats, chiens, singes…

En France, sur les 2,2 millions d’animaux utilisés à des fins scientifiques, on compte plus de 1,3 million de souris, près de 354 000 poissons, 253 000 rats, 126 000 lapins, 357 000 animaux à sang froid, 3 000 chiens, 569 chats et 1 810 primates non humains.

Ces chiffres soulèvent à nouveau la question de la pertinence de l’expérimentation animale.

De nombreux laboratoires utilisent déjà des méthodes alternatives, d'autant que les résultats de l’expérimentation animale s’avèrent difficilement transposables à l’homme à cause des différences biologiques qui existent entre les différentes espèces. Mais ces labos font encore figure d'exception. Or il faut rappeler que dans le cadre de la directive REACH, 140 000 substances chimiques doivent être testées d'ici 2018. En clair, si ces méthodes alternatives ne se développent pas très vite, on sacrifiera encore des millions d'animaux pour la seule mise en œuvre de cette directive.

Il y a pourtant de nouvelles méthodes pour tester la toxicité de substances (cultures de cellules, de tissus, d’organes, simulations sur ordinateur…). Il existe même un test de toxicité réalisé sur des cellules humaines en culture, appelé Valitox. C'est un peu compliqué techniquement, mais il vous suffit de savoir que la prédictivité de Valitox pour la toxicité aiguë pour l’homme est de 72 % contre 63 % pour les tests réalisés sur souris ou sur rat.

On pouvait espérer que les autorités compétentes se rueraient sur cette technique, qui a été présentée officiellement en 2009 à la communauté scientifique. Mais non. Aujourd'hui, six ans après, on en est encore à discuter avec l'organisme de validation.

Le développement de ce test permettrait probablement aux labos d'économiser des sommes importantes, à moyen terme, mais curieusement, les systèmes tortionnaires en place rechignent à se remettre en question – il paraît que la cruauté devient une drogue – et comme le grand public se désintéresse de la question, les années passent à piétiner de commissions stériles en commissions stériles !!!

Le monde vivant est sous la coupe d’une machine sourde et aveugle, insensible et sans pitié. Mais attention, ce que nous acceptons pour les animaux nous sera inéluctablement appliqué un jour ou l’autre – c’est la loi du choc en retour !

Les inventions géniales – comme ce Valitox – n'ont décidément jamais la cote auprès de ceux qui sont en place et qui préfèrent "faire comme avant". La médecine alternative regorge de ces gens, ignorés par le système. Des inventeurs dignes du concours Lépine, des chercheurs opiniâtres ou des ingénieurs surdoués dont les intuitions sont raillées. À son époque, rappelons-le, Alexandre Tesla passait pour un illuminé.

Alexandre Imbert ( Journal Alternative Santé)

Présentation de VALITOX:
http://www.proanima.fr/valitox-une-initiative-de-pro-anima_20.html

PDF:
http://fr.calameo.com/read/001611404ae6fcb7d44f2


Dernière édition par Kiwi le Jeu 8 Déc 2016 - 12:52, édité 2 fois
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Re: Va t-on en finir avec la vivisection?

Message par Confucius le Ven 10 Juil 2015 - 12:49

Si la fiabilité de Valtox est effectivement supérieure aux tests effectuées sur des souris et des rats, alors plus rien ne saurait justifier l'expérimentation traditionnelle sur des animaux.
Cette méthode est certes récente, mais ça coince où, mis à part du côté sadique et pervers humain ?
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Re: Va t-on en finir avec la vivisection?

Message par Kiwi le Ven 10 Juil 2015 - 16:02

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Ca coince du fait qu'ils sont équipés et habitués à travailler à l'ancienne en mode vivisection. Comme la plupart d'entre nous sans doute, il est difficile pour eux de changer leurs habitudes et de restructurer leur laboratoire.. d'autant qu'il y a aussi toute une filière économique et des emplois liés à cette pratique, qui du coup n'auraient plus lieu d'être ( commerce d'animaux, de materiel de labo adapté, personnes formées pour opérer etc..) A mon avis c'est un peu tout ça qui les fait reculer et continuer comme avant.

Lorsqu'on a reconnu ( en début d'année) le statut d'être sensible aux animaux. Il a biensur été question de remettre en cause leur exploitation dans la filiere industrielle car comme tu l'as vu avec le film Earthling, les matieres animales sont utilisées dans énormément de domaines, allant des plus évidents aux plus insoupconnés. Donc quand les associations de défense des animaux ont soulevés ce problème, l'assemblée générale a failli faire marche arriere sur le passage de cette loi afin de ne pas avoir à remettre en cause l'industrie alimentaire et sa consommation de produits animaux.. Mais aussi le marché du luxe ( fourrure, maroquinerie..) et tout un tas de secteurs économiques liés à l'utilisation d'animaux.

De ce fait nous n'en sommes qu'a une premiere étape, tandis que dans d'autres pays on commence à interdire la vivisection ou l'exploitation des animaux dans certain secteurs ( ex: cirque, zoo..)
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Re: Va t-on en finir avec la vivisection?

Message par Confucius le Ven 10 Juil 2015 - 23:01

je pense que les activistes vont se servir de cet argument afin de faire avancer les choses. Nous avons actuellement tellement de "chats à fouetter", que leur activité va rester longtemps dans l'ombre. L'humanité n'est pas vraiment réceptive aux problème de traitement des animaux. Comme pour l'écologie, ce genre de sujet de va rester au dernier rang de préoccupation, un peu comme l'écologie comme tu peux le constater.
Cependant, si la méthode est tout aussi efficace, sinon plus, les activistes de défenseurs de la condition animale auront tous les atouts pour faire valoir leurs arguments dès lors que les médias voudront bien plonger leur truffe souillée de caca dans le dossier.
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Re: Va t-on en finir avec la vivisection?

Message par Kiwi le Jeu 8 Déc 2016 - 12:45

10 ALTERNATIVES À L'EXPERIMENTATION ANIMALE


Les expériences in vitro

1- L’institut Wyss d’Harvard a créé des « organs-on-chips » (organes sur une puce) qui contiennent une culture de cellules humaines, une technique avancée permettant d’observer la structure et le fonctionnement des organes et du système d’organes humains. Ces puces électroniques peuvent être utilisées en lieu et place d’animaux dans le cadre des recherches sur les maladies, les médicaments et la toxicité. Elles ont démontré qu’elles étaient capables de simuler la physiologie humaine, les maladies et les réactions aux médicaments de façon plus précise que des expériences animales cruelles. De grandes entreprises, telles que HµRel Corporation, proposent déjà des puces électroniques que les chercheurs peuvent utiliser pour remplacer les animaux.

2- Différentes expériences reposant sur les cellules et modèles de tissus humains peuvent être effectuées afin d’évaluer l’innocuité des médicaments, des produits chimiques, des cosmétiques et des produits de consommation. L’entreprise CeeTox (rachetée par Cyprotex) a développé une méthode permettant d’évaluer la tendance d’un produit à provoquer une allergie cutanée chez l’humain. Elle a recours à des tissus biologiques EpiDerm™ de MatTek’s,un modèle de peau en trois dimensions fabriqué à partir de cellules de peau humaine qui simule les principaux éléments d’une peau humaine normale. Il remplace l’utilisation de cochons d’Inde ou de souris auxquelles on aurait sinon injecté ou appliqué sur leur peau rasée une substance afin d’observer les réactions allergiques. de MatTek  est également utilisé pour remplacer des lapins lors d’expériences douloureuses et prolongées, méthode traditionnellement utilisée pour mesurer les effets des produits chimiques et leur tendance à corroder ou irriter la peau.

3- Les chercheurs de l’EURL ECVAM ont développé cinq tests différents qui utilisent des cellules de sang humain pour déceler des substances dans les médicaments qui, lorsqu’ingérés, provoquent une réaction de fièvre potentiellement dangereuse. Ces méthodes non-animales remplacent l’utilisation cruelle de lapins lors de ces tests douloureux.

La modélisation informatique (in silico)

4- Des chercheurs ont développé un large éventail de modélisation informatique de pointe qui simule la biologie humaine et la progression des maladies. Les études montrent que ces modèles peuvent prédire précisément comment le médicament réagira dans le corps humain et peuvent remplacer l’utilisation d’animaux dans le cadre de recherches exploratoires et d’un grand nombre de tests de médicaments réalisés couramment.

5- Les « relations quantitatives structure à activité » (QSAR en anglais) désignent des techniques informatisées qui peuvent remplacer les expériences sur les animaux en produisant des prédictions fiables sur la dangerosité d’une substance, en se basant sur les similarités avec des substances existantes et sur notre connaissance de la biologie humaine. Les grandes entreprises et les gouvernements utilisent de plus en plus les outils de la QSAR pour éviter les tests de médicaments sur les animaux, PETA États-Unis les promeuvent activement et financent leur utilisation à l’échelle internationale.

La recherche à l’aide d’humains volontaires

6- Une méthode appelée « micro–dosage» peut fournir des informations vitales sur la sécurité d’un médicament expérimental et sur la manière dont il est métabolisé chez l’humain avant des essais sur des humains à plus grande échelle. Une seule dose extrêmement faible est administrée aux sujets volontaires et des techniques de pointe sont utilisées afin de surveiller la façon dont réagissent les médicaments dans le corps. Le micro-dosage peut remplacer certaines expériences sur les animaux et aide à écarter les composants qui ne fonctionneront pas chez l’humain, de sorte à ce que l’on ne requiert pas inutilement à passer au stade des expériences sur les animaux qui sont exigées par les gouvernements.

7- Des techniques avancées d’enregistrement et d’imagerie cérébraux – tels que l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) – sur des sujets volontaires peuvent être utilisées pour remplacer des expérimentations archaïques lors desquelles on provoque des dommages au cerveau à des rats, des chats et des singes. Ces techniques modernes permettent au cerveau humain d’être étudié, sans danger, jusqu’à l’échelle du neurone, et les chercheurs peuvent temporairement et de manière réversible provoquer des troubles cérébraux en utilisant la stimulation magnétique transcrânienne.

8- Au lieu de provoquer des maladies humaines chez les animaux dans des environnements artificiels, des études épidémiologiques – l’étude de maladies naturellement présentes au sein de la population – peuvent fournir des informations vitales et recueillies auprès la population humaine sur les facteurs de risques et les causes des maladies. Ce type d’étude nous a renseigné sur le lien de causalité qui existe entre le tabac et le cancer, le mécanisme de transmission du virus du SIDA et d’autres maladies infectieuses, et l’identification de facteurs de risques cardiovasculaires. Les études épidémiologiques ont permis de mettre en place des mesures adaptés afin de prévenir ou de réduire l’apparition de ces maladies.

Les simulateurs de patient humain

9- Il a été rapporté que des simulateurs de patients humains informatisés surprenants de vie qui respirent, saignent, convulsent, parlent et peuvent même « mourir » offrent un meilleur apprentissage aux étudiants en physiologie et en pharmacologie que les entraînements sommaires qui consistent à charcuter des animaux. La plupart des simulateurs de haute technologie reproduisent des maladies et des blessures, et peuvent produire des réponses biologiques en cohérence avec les interventions médicales et l’administration de médicaments.

10- Pour une formation médicale plus poussée, des systèmes comme TraumaMan – qui reproduit une respiration, les saignements d’un torse humain et se compose de couches de peau, de tissus, de côtes et d’organes internes réalistes – sont généralement utilisés pour enseigner les interventions chirurgicales d’urgence. Selon de nombreuses études, ces systèmes ont fait la démonstration qu’ils étaient capables de transmettre des gestes opératoires efficaces mieux que ne le font les cours qui imposent aux étudiants de tuer par balle ou de disséquer des cochons, des chèvres ou des chiens vivants.

Source: Peta France
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Re: Va t-on en finir avec la vivisection?

Message par Confucius le Jeu 8 Déc 2016 - 19:51

Je ne vois pas comment la méthode de micro-dosage peut se révéler efficace, sachant qu'à faible dosage notre corps ne risque même pas de réagir de manière significative. D’autant plus que certains dangers se situent à plus ou moins moyen ou même long terme.
Un poison à dosage minime peut être éliminé facilement par notre organisme. Le dosage optimal préconisé lors de la mise sur le marché peut nous défoncer les organes.
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Re: Va t-on en finir avec la vivisection?

Message par RICHARD.N le Mar 13 Déc 2016 - 18:52

A mon avis ca doit pas être ce que t'as compris. Ca doit être fait en sorte que le résultat donne un certain pourcentage de fiabilité. Si ca marchait pas, ils utiliseraient pas cette technique.
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Re: Va t-on en finir avec la vivisection?

Message par Confucius le Mer 14 Déc 2016 - 0:15

Admettons. Il est plus délicat encore de déterminer le taux d'intoxication de notre organisme et les conséquences à court et à long terme. Une étude de toxicité se fait dans niveau de dosage et dans le temps. Cela veut dire qu"il faut tester différents niveaux de dosages (faible et importants) sur différents laps de temps.
Ce genre d'études sont incompatibles avec le micro dosage.
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