Comment les produits Bio sont tombés aux mains des multinationales

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Comment les produits Bio sont tombés aux mains des multinationales

Message par Kiwi le Dim 9 Aoû 2015 - 10:02



LA BIO PIRATÉE
Comment les produits Bio sont tombés aux mains des multinationales


PARTIE 1

Le Troupeau aveugle de John Brunner (publié en 1972) est le chef d'oeuvre de l'écologie-fiction. C'était pour l'époque un ouvrage d'un pessimisme terrifiant, le plus dramatique de tout ce genre littéraire quant à ses descriptions poignantes de la pollution et de la destruction de l'environnement. 1972 est également l'année de publication de “L'Angoisse de l'an 2000” de Roger Heim, et de la création de la revue “la Gueule Ouverte”, “le Journal qui annonce la fin du monde”. Le titre anglais du “Troupeau Aveugle”, “The Sheep look up”, est emprunté au vers 125 du poème Lycidas de John Milton: «Les brebis affamées lèvent la tête (et ne sont point nourries)». Dans ce roman d'écologie-fiction, l'humanité se meurt soit de faim, soit de cancers provoqués par la pollution alimentaire et environnementale. John Brunner n'a pas vu venir, il est vrai, la pollution nucléaire généralisée et les délires des chimères génétiques : les cerises empoisonnées sur le gâteau toxique, excusons-le du peu. Ce qu'il a très bien vu venir dans “Le Troupeau aveugle”, par contre, c'est le rachat de la bio, le piratage de la bio, le frelatage de la bio… Quarante années plus tard, le troupeau aveugle, en quête de mieux-être et de nutrition digne de ce nom, se précipite dans les super-marchés “bios” sans se douter le moins du monde de l'identité de ceux qui tirent une grande partie des ficelles.

Dans mon essai “Les tambours de Gaïa se sont réveillés”, en novembre 2013, j'ai assurément lancé un gros pavé dans la mare en écrivant:

« En Europe et en Amérique du nord, la plus grande partie des distributeurs d'aliments “biologiques” ont été rachetés par les grands cartels de l'agro-alimentaire: Nestlé, Cargill, Coca-Cola, etc. En France, par exemple, Lima et Danival ont été rachetés par Hain Celestial, aux USA, derrière lequel se cache l'argent de Monsanto, Walmart, Philipp Moris, City Group et Martin Lockeed. En France encore, acheter les produits bios de Bonneterre, de Bjorg, d'Evernat, d'Allos, de Tartex, d'Alter Eco... c'est participer à la prospérité du Hollandais Royal Wessanen, l'un des grands groupes Européens de l'agro-alimentaire. En France encore, 95 % des légumes bios commercialisés sont produits à partir de semences de variétés hybrides F1; ce qui signifie que le consommateur bio, par exemple, a une “chance” sur deux d'acheter un melon bio “Monsanto/Bayer/Syngenta” puisque ces trois groupes de la chimie possèdent la moitié des 250 variétés de melons inscrites dans le catalogue national du GNIS; ce qui signifie que de très nombreux maraîchers bios sont complices de la destruction de la biodiversité alimentaire. En France encore, l'association Kokopelli est “certifiée” bio par Qualité France, qui a été racheté par Bureau Véritas, l'un des leaders mondiaux du contrôle industriel. Dans le Tiers-Monde, l'IFOAM (la fédération internationale de l'agriculture biologique) rabat du petit paysan pauvre pour produire du bio, et encore plus de bio, au service de l'export vers les pays riches, au service de l'industrie bio, et donc au service de l'industrie tout court. Ad nauseam. »

Depuis lors, certains militants me pressent de publier mes sources. Aujourd'hui, j'ose donc mettre en ligne une partie du dossier que j'ai commencé à rédiger sur le sujet de la bio piratée. Avec beaucoup de réticences, cependant, tellement tout cela est archi-déprimant. Il est possible, un jour étoilé, que je continue de rédiger les résultats de cette enquête que nous avons lancée. Pour l'instant, cependant, je consacre toutes mes énergies à la restructuration constructive et fertile de Kokopelli dans les Pyrénées de l'Ariège et c'est un grand plaisir. J'invite donc tous les militants très intéressés par ce sujet attristant - celui de la récupération d'une grande partie de la bio - à poursuivre eux-mêmes cette enquête. Il suffit de très peu de chose: savoir parler anglais et suivre la piste de l'argent.

En novembre 2012, lorsque l'Etat de Californie présenta au vote populaire la Proposition 37 destinée à rendre obligatoire l'étiquetage des OGMs, ce fut une levée de boucliers de la part de l'agro-chimie qui finança une campagne de rejet de cette proposition: Monsanto (7 millions de dollars), Dupont de Nemours (5 millions de dollars), BASF (2 millions de dollars), Bayer (2 millions de dollars), Dow (2 millions de dollars), Pepsico (1,7 million de dollars), Nestlé (1,2 million de dollars), Coca-Cola (1,1 million de dollars), Syngenta (1 million de dollars), General Mills (1 million de dollars), Del Monte, Kellog, Kraft, Heinz, Mars, Cargill, etc, etc.[1].

C'est alors que les consommateurs bios furent effarés d'apprendre qu'une centaine de compagnies proposant des aliments bios étaient en fait dans l'escarcelle du Cartel de l'agro-alimentaire ou du Cartel de l'agro-chimie et commencèrent à désélectionner ces compagnies de leur panier. Il existe même, aux USA, une application téléchargeable pour téléphones mobiles permettant de connaître l'identité de ces compagnies afin de les boycotter.[2]

Bonneterre, Distriborg, France Alter Eco, Evernat...

En France, également, un certain nombre de compagnies bios sont des filiales d'un des plus gros groupes Européens de l'Agro-alimentaire, la multinationale Royal Wessanen qui emploie 2100 personnes : Distriborg (Bjorg, Biodistrifrais et Bonneterre) rachetée en 2000 et dont le rachat total fut finalisé en décembre 2009 ; Evernat ; Whole Earth ; Zonnatura ; Kallo ; Clipper racheté en mars 2012 ; Ekoland ; De Rit ; Allos ; Tartex ; Culinessa ; Biorganic ; Bioslym ; Merza ; Fertilia ; Kalisterra (ce dernier, revendu en juillet 2011). Il en est de même de France Alter Eco (le leader du commerce équitable de produits biologiques) qui vient d'être racheté, en 2013, par Distriborg donc par Royal Wessanen et qui s'en vante.[3] « France Alter Eco s'adosse donc à un groupe disposant de moyens financiers plus importants. La marque va garder son nom, nous allons juste devenir une filiale de Distriborg, qui est elle-même une filiale du groupe hollandais Wessanen » s'exprime Laurent Murat, le directeur du marketing. Distriborg, c'est également les marques : Vivis fructose, Pléniday, Gayelord Hauser, Schär, Yao Tea, Wakama, Tuocha, Florystelle, Ephynéa, Krisprolls, Tien Shan, Agnesi, Patak's, Thai, Amoy, Grand'Italia, Kara et Skippy.[18]

Royal Wessanen, pendant de nombreuses années, possédait Tree of Life, l'une des deux sociétés qui contrôlent 80% de la distribution du bio aux USA (l'autre étant United Natural Foods). Tree of Life est également le n°1 de la distribution bio au Royaume-Uni. Royal Wessanen a revendu Tree of Life USA en 2010 à KeHE Distributors (USA) pour 190 millions de dollars et il a revendu Tree of Life UK en juillet 2011. Royal Wessanen possède également, en UK, Kallo Foods Ltd (Kallo et Whole Earth).

Royal Wessanen est coté à la Bourse d'Amsterdam. Certains de ses principaux actionnaires sont[5] :

Delta Partner LLC, un Hedge Fund basé à Boston aux USA qui possédait 25.61 % des actions de Royal Wessanen en décembre 2012.
Sparinvest SE, un Danois gestionnaire international d'actifs basé au Luxembourg qui possédait 3.17 % des actions de Royal Wessanen en juillet 2013. Ses principaux actionnaires sont les banques Danske Andelskassers, Nykredit, le fonds d'investissement Investeringsforeningen Sparinvest et le fond de pension Pensionskassen for Farmakonomer. En 2012, Sparinvest SE a signé un accord de partenariat avec le Chinois Haitong International Holdings dont le siège social est installé dans le paradis fiscal des îles Vierges britanniques.
Invesco Ltd, un gestionnaire international d'actifs situé à Atlanta, aux USA, avec son siège social dans le paradis fiscal des Bermudes. Il possédait 2.62 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. Le groupe emploie plus de 6200 collaborateurs répartis dans plus de 20 pays, et gérait 632 milliards de dollars en juin 2012. En 2004, cette compagnie a payé 450 millions de dollars d'amende aux USA pour pratiques de “trading” non conformes, un euphémisme dans ce milieu pour pratiques bancaires mafieuses. (4) Invesco est coté au Nasdac. Ses 5 principaux actionnaires sont Vanguard Group, Black Rock Fund, Wells Fargo, Morgan Stanley et Thornburg Investment.
Global Thematic Partners LLC. Il possédait 2.25 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. Il est coté au Nasdac et on retrouve dans ses actionnaires principaux Dow Chemical, Bunge (l'une des quatre principales multinationales de l'agro-alimentaire avec Cargill, Glencore et le Groupe Louis Dreyfus), Mosaic Company (le leader mondial de la Potasse et du Phosphate), Potash Corp Sask (engrais à base de potasse potasse, phosphate et nitrate) et CF Industries Holdings, Inc (engrais agricoles).
Vanguard Group. Il possédait 0.65 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. L'analyse des multinationales qui se cachent derrière Vanguard Group est présentée ci-dessous en relation avec le rachat de Lima et de Danival.
Black Rock Fund. Il possédait 0.63 % des actions de Royal Wessanen en septembre 2013. L'analyse des multinationales qui se cachent derrière Black Rock Fund est présentée ci-dessous en relation avec le rachat de Lima et de Danival.

Lima et Danival

Danival, racheté en 2000 par le groupe français de parapharmacie, Viva Santé, vient d'être revendu, en 2011, au Belge Lima qui lui-même est acheté par Hain Celestial en 2002. Après consultation du Nasdac, il s'avère que les 5 principaux actionnaires de Hain Celestial sont les fonds bancaires suivants: Vanguard[17], Goldman Sachs, Jennison Associates, Black Rock Fund, et Coatue Management. Derrière le fonds bancaire Vanguard se cachent Monsanto (de l'agent orange aux chimères génétiques en passant par le RoundUp), Philip Morris (les cigarettes), Martin Lockheed (les armements), ExxonMobil (le pétrole), Walmart (le n°1 des supermarchés), Pfizer (la pharmacie), Merck (la pharmacie), City Group, Bank of America, etc. Derrière le fond bancaire Goldman Sachs se cachent: Apple, Microsoft, ExxonMobil, Vanguard, Google, General Electric, JP Morgan, Pfizer, Merck, etc. Derrière le fonds bancaire Black Rock se cachent : Apple, Microsoft, ExxonMobil, Coca Cola, Chevron, Procter and Procter, Philip Morris, etc. Ad nauseam. La bonne compagnie que voilà !

Un peu d'histoire. La société Hain Pure Food est créée en 1926 en Californie. Elle est rachetée en 1981 par Ogden Corporation (actuellement Covanta Energy Corporation qui est spécialisée dans le recyclage des déchets industriels et la production d'électricité). Elle est ensuite rachetée en 1986 par IC Industries (actuellement Whitman Corp, le sous-traitant de Pepsi qui acheta Pepsi Americas en 2000). Hain Pure Food est finalement racheté en 1994 par Irwin Simon, le propriétaire de Kineret Acquisition Corp (spécialités alimentaires) qui emprunte alors l'argent à Argosy Group LP (une compagnie de software). Fin 1994, le groupe prend le nom de Hain Food Group. En 1996, George Soros, le milliardaire prédateur psychopathe, rachète 16% des actions de la compagnie. Pour mémoire, George Soros est à la direction du CFR, le Council for Foreign Relations[16], il est l'un des membres du Groupe Bilderberg et il finance la clique militariste d'Avaaz. En 2000, Hain Food Group rachète Celestial Seasonning et change son nom en Hain Celestial. Celestial Seasonings est une société célèbre aux USA (depuis 1969) pour sa gamme de tisanes, non-bios, aux emballages poétiques, ornées d'axiomes de sagesse, de petites fleurs et de bisounours. Depuis peu, et enfin, (mars 2013), elle est également dans la ligne de mire des consommateurs avertis de par la très haute teneur en biocides (le Propachlor, un herbicide de Monsanto, et le Propargite, un acaricide vendu sous les noms de Omite et Comite) d'une partie de ses tisanes, teneur qui dépasse les normes permises par la Food and Drug Administration (FDA), ce qui n'est pas peu dire! Hain Celestial est également accusé de vendre des pâtes “bios” (De Boles Organic Pasta) contenant du MGK-264 (un synergisant cancérigène dans les pesticides) et du pyperonil butoxide (un synergisant cancérigène dans les insecticides). Hain Celestial est également accusé de commercialiser de faux cosmétiques “bios” sous les marques Jason et Avalon Organics.[7] L'un des cosmétiques de la gamme Jason, par exemple, n'a qu'un composant “bio” sur dix-neuf.[8]

A noter qu'en 2003, la compagnie Heinz (fondée en 1869 à Pittsburgh) rachète 19,5% des actions du Hain Celestial Group. Elle les revend à la fin de l'année 2005. Et pour la petite histoire, cette année, en février 2013, Heinz est racheté par le milliardaire américain Warren Buffett (troisième fortune du monde) qui s'allie, pour l'occasion, à la chaîne Burger King (dont le propriétaire est le fonds d'investissement Brésilien 3G Capital). Tout cela ne fait aucune différence car les actionnaires de Heinz sont les mêmes que ceux de Hain avec en sus, l'héritière de la famille, l'épouse du nouveau secrétaire d'État américain, John Kerry.

En conclusion, derrière Hain Celestial, avec ou sans Heinz (le célèbre Ketchup), se cache l'argent de Monsanto, Walmart, ExxonMobil, etc… Bon appétit.

Provamel

Provamel est l'une des marques avec Belsoy et Alpro Soya de la société Alpro, une filiale, créée en 1980, du Groupe Vandemoortele. Alpro est le leader Européen[15] des produits à base de soja, bio et non bio. Alpro fut revendu en 2009 pour 455 millions de dollars à Dean Foods, le leader mondial de la distribution de lait qui contrôle 90 % du lait aux USA. Alpro distribue ses produits dans une trentaine de pays.

Dean Foods est aussi le propriétaire de Horizon, le plus gros distributeur de lait bio aux USA, ainsi que de WhiteWave/Silk, l'un des leaders du lait de soja bio et de ses produits dérivés aux USA qu'il racheta en 2002. En 2009, Organic Consumers Association appela au boycott de Silk en raison du fait qu'une partie de son soja provenait du Brésil (déforestation de l'Amazonie) et de Chine dans des conditions de travail plus que douteuses sur le plan éthique. Selon le Star Telegram et d'autres sources, Silk aurait utilisé du lait de soja bio jusqu'en 2009, année durant laquelle Dean Foods décida de passer au lait de soja non bio en gardant les mêmes code-bars et en remplaçant le terme bio par naturel.

Rachels Organic, en UK, est également la propriété de Dean Foods.

En juillet 2013, Dean Foods a commencé à se délester de WhiteWaves[9] en échange d'une dette détenue par J.P. Morgan Securities LLC et BofA Merrill Lynch. Le 26 juin 2013, WhiteWave annonça que Dean Foods s'engageait à se débarrasser, sous les 18 mois, des 19,9 % des parts qu'il détient encore dans la société.[10]

En conclusion, Horizon, Silk, Alpro et Provamel restent en partie dans le giron d'actionnariat de Dean Foods jusque fin 2015. De plus, que Provamel soit dans le giron de Dean Foods ou de WhiteWave Food Company, cela ne fait aucune différence lorsque l'on analyse qui sont les cinq principaux fonds financiers qui contrôlent WhiteWave Food Company: Vanguard Group, Price T Rowe Associates, Shapiro Capital, FMR LLC, et Wellington Management.

Sur le plan éthique, il faut rappeler qu'en novembre 2012, Dean Foods a donné 253 000 dollars pour lutter contre la proposition 37 en Californie destinée à rendre obligatoire l'étiquetage des produits OGMs. En 2009, le Cornucopia Institute a accusé Dean Foods (Horizon), Abbott Laboratories (Similac) et Nurture, Inc. (Happy Baby) de contaminer délibérément la chaîne alimentaire bio en introduisant dans des aliments bios (13), tels que du lait et des nourritures pour bébés, des huiles processées avec des solvants synthétiques par Martek[11]. Ces huiles sont processées en un cocktail de substances synthétiques et diverses dont sont issues des compléments alimentaires, commercialisés sous les appellations DHA (acide docosahexaenoique/ omega-3) et ARA (acide arachinodique/ omega-6). De plus, ces huiles sont élaborées avec le recours de solvants très toxiques tels que l'hexane et Isopropyl alcohol[14]. Le Cornucopia Institute porta plainte[12] en affirmant que certaines huiles (Life'sDHA™ et Life'sARA™) étaient fabriquées à partir de fungi du sol et d'algues génétiquement modifiées par des mutations induites par des radiations ou l'usage des substances chimiques très nocives. Le Life'sDHA™ est produit à partir des algues Crypthecodinium cohni ou de Schizochytrium. Le Life'sARA™ est produit à partir du champignon Mortierella alpina.

En avril 2010, le Ministère de l'Agriculture US (USDA) déclara illégales, pour le secteur bio, les huiles de Martek mais l'administration Obama/Vilsak (un homme de paille de Monsanto) bloqua l'application de cette décision pendant encore 18 mois, plus particulièrement sous la pression des lobbyistes de Dean Foods.

Martek Biosciences Corporation a été rachetée en décembre 2010, pour 1,1 milliard de dollards par un conglomérat Hollandais, Royal DSM NV, au chiffre d'affaires de 12 milliards de dollars. Martek Biosciences Corporation produit des protéines fluorescentes d'algues pour la recherche médicale.

Martek Biosciences Corporation est en partenariat avec Monsanto pour produire une huile de soja génétiquement modifié à haute teneur en oméga 3. Selon certaines sources, les huiles incriminées dans les produits bios étaient en fait des produits élaborés par Monsanto dans les années 90 pour lesquels Martek n'avait pas encore les droits techniques.

Pronatura

Voyons maintenant le cas de ProNatura, le leader Français de la distribution de légumes et de fruits bio au chiffre d'affaires de 84 millions d'euros en 2010. Sa société est à 51% sous le contrôle d'Activa Capital depuis juillet 2005.

Activa Capital (fonds de pension, compagnies d'assurances, investisseurs privés, etc.), comme toutes les sociétés d'investissement, joue au Monopoly. En 2003, elle organise la reprise du groupe Mont Blanc, une filiale à 100% de Nestlé qui y reste actionnaire jusqu'en 2005. En octobre 2005, Activa rachète à Nestlé les 19% d'actions restantes dans Mont Blanc lors de son rachat d'une autre filiale de Nestlé, Gloria. En 2012, Activa Capital acquiert des actions majoritaires de la Financière Taoris, la holding contrôlant l'outsourceur Armatis.

Pro Natura a acquis la société Bioprim (un acteur majeur sur le marché des fruits et légumes biologiques) en octobre 2007. L'entreprise était détenue par ses deux dirigeants ainsi que par les fonds d'investissements IRDI et Soridec.

Ce fut son second grand rachat car, en août 2006, il avait racheté le leader belge Biomarché, basé à Sombreffe, qui devint ProNatura-Belgique. En rachetant Biomarché à Hain Celestial (l'actuel propriétaire de Lima et de Danival!!) , ProNatura devint le leader Européen de fruits et légumes bios. Mais, en 2008, ProNatura Belgique perdit un important client, le groupe Delhaize dont elle alimentait 300 magasins, sous la marque Delhaize Bio. Ce fut une perte sèche car, en Belgique, un tiers des fruits et légumes bios passent par les supermarchés Delhaize. En 2010, ProNatura décida de reprendre l'approvisionnement de certains magasins de distribution comme Système U et Cora France qu'elle avait jadis confié à Pronatura Belgique. Le 19 avril 2010, la Libre Belgique écrivit: «Les responsables syndicaux se rendront, ce lundi ou dans la semaine, au cabinet du ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt (PS) pour le sensibiliser à la situation de l'entreprise nivelloise dont on nous assure qu'elle n'a pas démérité. Mais il semble qu'elle connaisse des problèmes de rentabilité, ce qui ne serait pas du goût du fonds de pension Activa Capital, l'actionnaire majoritaire du groupe ProNatura, créé par Henri de Pazzis. Celui-ci en est toujours le président». Sa filiale Belge fut, subséquemment, mise en liquidation en 2010 en licenciant une cinquantaine de personnes.

On comprend fort bien que ProNatura/Activa Capital ne souhaitait pas boucher les trous d'une filiale déficitaire alors qu'il redoublait d'efforts pour développer ses filiales de production en Afrique. Et de plus, il n'y a pas de délégués syndicaux au Togo.

Tradin Organic

Voyons maintenant le cas de Tradin Organic (The Organic Corporation B.V) qui est l'un des plus importants grossistes de la bio Européenne. Ce grossiste vend du tournesol de Bulgarie, des haricots de Chine, du sésame et du café d'Ethyopie, du sucre et de l'huile de noix de coco d'Indonésie, du jus d'orange du Mexique, du riz d'Indonésie, des fruits rouges de Serbie, des ananas du Vietnam, etc, etc. En 2008, Tradin Organic a été racheté par la multinationale Canadienne, SunOpta[6] qui annonce un chiffre d'affaire d'un milliard de dollars. SunOpta possède 66 % des actions de Opta Minerals Inc (recyclage, production et distribution de minéraux industriels) et une participation minoritaire dans Mascoma Corporation spécialisée dans les nécro-carburants.

SunOpta est coté au Nasdac. Ses cinq principaux actionnaires sont : FMR LLC ; West Face Capital ; Connor, Clark and Lunn ; Global Thematic Partners LLC ; Gruber and MacBaine.

FMR LLC, l'actionnaire principal de SunOpta, compte parmi ses actionnaires principaux : Monsanto, Coca Cola, ExxonMobil, Chevron, Amgen (leader mondial des biotechnologies), Biogen Idec (biotechnologies), Gilead (biotechnologies), Actavis (pharmacie), Merck (pharmacie), Pfizer, (pharmacie), Regeneron Pharmaceuticals, (pharmacie), Alexion Pharmaceutical (pharmacie), Procter and Gamble (pharmacie, cosmétiques), Johnson and Johnson (pharmacie), Wells Fargo, JP Morgan, Citygroup, Facebook, Apple, Microsoft, Google, General Electric, etc.
Connor, Clark and Lunn. Ses actionnaires sont principalement des banques et des sociétés impliquées dans les énergies, dans les minerais industriels (mines d'or, par exemple), dans le pétrole, dans les fertilisants de synthèse...
Global Thematic Partners LLC a déjà été présenté dans les actionnaires de Royal Wessanen.
Gruber and MacBaine. Ses actionnaires sont principalement des entreprises de télécommunications, d'informatique...

En conclusion, Tradin Organic/SunOpta, l'un des plus importants grossistes de la bio Européenne, est financé par l'argent des mêmes multinationales qui financent Hain Celestial aux USA ou Royal Wessanen en Hollande. Et ce, pour aller piller le Tiers-Monde de sa biomasse puisque le “sourcing” de ses produits “bios” se situe strictement dans les pays les plus pauvres de la planète.

Notes
1) http://www.cornucopia.org/wp-content/themes/Cornucopia/downloads/prop37-poster.pdf
2) https://itunes.apple.com/us/app/buycott/id585933440?ls=1&mt=8
3) http://www.lsa-conso.fr/distriborg-rachete-france-alter-eco,142118
4) http://www.nytimes.com/2004/09/08/business/08place.html?_r=0
5) http://markets.ft.com/research/Markets/Tearsheets/Business-profile?s=WES:AEX
6) http://www.foodnavigator.com/Financial-Industry/SunOpta-seals-purchase-of-Tradin-Organic
7) https://glaucusresearch.com/wp-content/uploads/downloads/2013/02/GlaucusResearch-The_Hain_Celestial_Group_Inc-NasdaqHAIN-Strong_Sell_Febuary_21_2013.pdf
8) http://www.topclassactions.com/lawsuit-settlements/lawsuit-news/1168--hain-celestial-jason-a-avalon-organics-class-action-lawsuit
9) http://www.deanfoods.com/our-company/news-room/press-release.aspx?StoryID=1841335
10) http://www.whitewave.com/news/north-america/whitewave-spin-off-from-dean-foods-completed
11) http://foodfreedom.wordpress.com/2012/02/02/dean-foods-biotech-usda-conspiring-to-pollute-organics/
12) http://cornucopia.org/USDA_Legal_Complaint_DHA_April_2008.pdf
13) http://www.cornucopia.org/List%20of%20Companies%20with%20Martek.pdf
14) http://www.cornucopia.org/what-are-marteks-dha-and-ara-oils/
15) http://www.european-business-journal.com/Alpro-Comm.-VA-SCA/portrait/59585
16) Le CFR et le Groupe Bilderberg sont deux des pseudopodes de la baudruche dénommée “Nouvel Ordre Mondial”. Le CFR et le Groupe Bilderberg ont été créés par la famille Rockefeller dont les fondations ont financé tant l'eugénisme, les chimères génétiques, l'abominable révolution verte que Greenpeace, les Amis de la Terre, le Réseau Action Climat, etc...
17) Les trois principaux "fonds" actionnaires/propriétaires de Monsanto - Vanguard, Fidelity et State Street - en possèdent 16 % des actions. Monsanto est présent dans 66 pays de la planète au travers de 404 unités de combat dont la mission est détruire la Vie sur Terre. La surface couverte par les cultures de plantes génétiquement modifiées par Monsanto est estimée à 150 millions d'hectares, environ sept fois la surface agricole de la France. Quant aux fonds financiers possédant une partie de Hain Celestial - Vanguard Group, Jennison Associates et Black Rock Fund - ils possèdent respectivement 5,76%, 2,70% et 2,60% des actions de Monsanto (au 31 décembre 2013).
18) Une rectification, transmise par son gérant, Mr. Horn, quant à l'information selon laquelle le Laboratoire Ortis en Belgique serait dans le giron de Distriborg/Royal Wesannen: "S'il est bien correct que notre marque a été distribuée en France par l'une des filiales de Distriborg (Kalisterra), notre collaboration a cessé en 2011. Aujourd'hui, nos produits sont promus en direct en France dans le canal bio à partir de notre siège belge, grâce à une équipe de commerciaux exclusifs. Nous sommes donc bien, depuis 1958, année de la création d'Ortis par mes parents, une société familiale indépendante, et entendons bien le rester. Je tenais à vous le préciser. Pourriez-vous dès lors supprimer la mention de notre société de l'article en question? Je vous en remercie d'avance, et vous prie de croire en l'expression de ma très haute considération."

Source:
Dominique Guillet- KOKOPELLI

A SUIVRE...
avatar
Kiwi
Administratrice
Administratrice

Messages : 1901

http://forum-l-herbe-folle.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: Comment les produits Bio sont tombés aux mains des multinationales

Message par Kiwi le Mar 1 Sep 2015 - 10:32

La Bio Piratée, second épisode : Lima/Danival chez Hain Celestial

A la suite de la publication de notre article sur “La Bio Piratée” – qui a beaucoup circulé sur la Toile – et malgré que l’on m’eût prié instamment de prolonger cette investigation douloureuse, j’avais décidé d’enterrer ce dossier franchement déprimant en me disant que Hain Celestial, Monsanto et Goldman Sachs, à l’image de notre civilisation moribonde, ne faisaient que passer et qu’un jour la Terre-Mère recyclerait bien tout ce fatras biocidaire.

Nonobstant, la semaine passée, je reçus ce courrier, transmis par une lectrice, de la Responsable Relations Clients chez Biocoop : La direction Filières et Produits Biocoop a creusé ce sujet et demandé à Lima et Danival leurs réponses dès juin 2013. La réponse de The Hain-Celestial Group (qui détient Lima et Danival) est très claire et fait foi pour Biocoop. « Le groupe Hain Celestial n’a aucune affiliation avec Monsanto et n’a jamais eu aucun lien avec cette société. De plus, comme toutes sociétés dont les actions sont cotées aux Etats-Unis, les actionnaires sont tenus de déclarer leur propriété auprès de la commission des opérations en bourse. Vous pouvez consulter la liste des principaux actionnaires de Hain Celestial en suivant le lien ci-après. (22) Toute information véhiculée concernant une quelconque affiliation entre le groupe Hain Celestial et Monsanto est erronée.»

Je comprends fort bien que le Réseau Biocoop ne soit pas plus empressé que moi-même pour «creuser ce sujet» peu appétissant – même s’ils prétendent l’avoir fait. J’ose espérer que les cahiers de charge mis en valeur par le Réseau Biocoop ne soient pas à l’aune de leur acceptation aveugle de la “bonne foi” du groupe Hain Celestial, un monstre financier gobant des compagnies de l’alimentaire par douzaines. Tout d’abord, je n’ai jamais écrit que Monsanto était un actionnaire direct de Hain Celestial. Ensuite, lorsque l’on analyse les agissements, les déclarations, les procès, les partenariats et les objectifs afférents à ce groupe, toute relation directe ou indirecte avec Monsanto relève, vraiment, de l’épiphénomène. Et d’ailleurs, pour Erwin David Simon, le fondateur mégalomane de Hain Celestial, le rachat de Lima et de Danival n’est sans doute aussi que cela: un épiphénomène, l’une des nombreuses marches du tremplin qui va le propulser vers la place de leader mondial de l’alimentaire “naturel”. Mais les tremplins des bulles financières sont souvent bâtis sur des sables mouvants et ils s’effondrent lorsque les bulles éclatent… Surtout lorsque les bulles de la boulimie d’acquisitions ne fonctionnent qu’avec un fort niveau d’endettement entretenu par les grands Saigneurs de l’Internationale Bancaire. En parlant de boulimie, signalons que Hain Celestial a également établi (25) une joint venture avec Hutchison China Meditech Ltd, une société pharmaceutique Chinoise, dont les partenariats sont notoires avec Nestlé (28), avec la multinationale pharmaceutique Lilly et avec même… AstraZeneca/Syngenta (26) (et dont le président, Li Ka-Shing, est très impliqué dans les semences chimériques en Israël!). Et, en termes de crimes contre la biosphère et l’humanité, il est clair que l’on ne peut faire aucune différence entre Monsanto, Syngenta et Nestlé.

Ainsi, avec toute la sympathie que je porte à Claude Gruffat, le président de Biocoop (qui ne doit pas avoir la tâche facile en cette période de grand piratage de la bio), j’ai repris la plume en souhaitant aider le Réseau Biocoop à “creuser le sujet”. Qu’il soit clair que cette investigation n’est, en aucun cas, une remise en question de la qualité des produits bios de Lima et de Danival. J’en profite pour exprimer, une nouvelle fois, mon admiration (et mes sincères condoléances) aux membres de la famille Gevaert qui furent des pionniers de l’agriculture biologique en Europe. Pierre Gevaert est, de plus, un écologiste et auteur de nombreux ouvrages fort passionnants dont: “La famine mondiale est imminente”, “Alerte aux vivants et à ceux qui veulent le rester – Pour une renaissance agraire”, “L’avenir sera rural : au secours d’un monde moderne en dérive”.

Historique

La société Hain Pure Food est créée en 1926 en Californie. Elle est rachetée en 1981 par Ogden Corporation (actuellement Covanta Energy Corporation qui est spécialisée dans le recyclage des déchets industriels et la production d’électricité). Elle est ensuite rachetée en 1986 par IC Industries (actuellement Whitman Corp, le sous-traitant de Pepsi qui acheta Pepsi Americas en 2000). Hain Pure Food est finalement racheté en 1994 par Irwin David Simon, le propriétaire de Kineret Acquisition Corp (spécialités alimentaires) qui emprunte alors l’argent à Argosy Group LP (une compagnie de software). Fin 1994, le groupe prend le nom de Hain Food Group. En 1996, George Soros, le milliardaire prédateur psychopathe, rachète 16% des actions de la compagnie. Pour mémoire, George Soros est à la direction du CFR, le Council for Foreign Relations (Note 1), il est l’un des membres du Groupe Bilderberg et il finance la clique militariste d’Avaaz – et bien d’autres ignominies. En 2000, Hain Food Group rachète Celestial Seasoning et change son nom en Hain Celestial. Celestial Seasonings est une société célèbre aux USA (depuis 1969) pour sa gamme de tisanes, non-bios, aux emballages poétiques, ornées d’axiomes de sagesse, de petites fleurs et de bisounours – et farcis d’un cocktail détonnant de biocides en tous genres (voir plus bas).

En 2003, la compagnie Heinz (fondée en 1869 à Pittsburgh) rachète 19,5% des actions du Hain Celestial Group. Elle les revend à la fin de l’année 2005. Et pour la petite histoire, en février 2013, Heinz est racheté par le milliardaire américain Warren Buffett (troisième fortune du monde) qui s’allie, pour l’occasion, à la chaîne Burger King (dont le propriétaire est le fonds d’investissement Brésilien 3G Capital). Tout cela ne fait aucune différence car les actionnaires de Heinz sont les mêmes que ceux de Hain Celestial avec en sus, l’héritière de la famille, l’épouse du secrétaire d’État US, John Kerry.

Pendant de nombreuses années, le partenariat entre Hain Celestial et Heinz est très fructueux, tant sur le plan technique, que stratégique ou financier. En 2000, Hain Celestial rachète, à Heinz, Earth Best, une compagnie d’aliments pour bébés. En 2004, Hain Celestial rachète, à Heinz, deux compagnies alimentaires, Ethnic Gourmet et Rosetto. En 2006, Hain Celestial rachète, à Heinz, sa société d’aliments frais processés, Para Laboratories ainsi que la société anglaise, Linda McCartney Foods. Signalons que, pour lutter contre la proposition 37 en Californie destinée à rendre obligatoire l’étiquetage des produits OGMs, Heinz, en 2012, fait partie des contributeurs financiers (avec un don de 500 000 dollars) aux côtés de Monsanto, Nestlé, DuPont, BASF, Bayer, Coca-Cola, Syngenta, Unilever, Cargill, Dow, etc…

Hain Celestial/Heinz: mêmes combats, mêmes stratégies… et mêmes pesticideurs. D’ailleurs, la réputation de Hain Celestial, aux USA, est telle – et les relations entre Hain Celestial et Heinz sont tellement intimes – que les organisations luttant pour l’étiquetage des chimères génétiques n’hésitent pas, en 2012, à inclure Hain Celestial sur la liste des pro-OGMs. (7) (8) Ce qui suscite, en mars 2013, une prise de position publique (9) de Hain Celestial qui déclare être favorable à l’étiquetage des chimères génétiques. Une petite déclaration sur de l’étiquetage, cela n’engage à rien, n’est ce pas. Surtout quand on connaît la puissance financière de toute la mafia de l’agrochimie et des nécro-technologies qui en Californie, en Oregon et en Washington ont investi des dizaines de millions de dollars, dans chaque état, dans des campagnes médiatiques décourageant les consommateurs de voter pour la transparence. Surtout quand on sait que de toutes façons – comme dans le cas du Maui County à Hawaï – même si le peuple décide d’un moratoire sur les chimères génétiques, les multinationales contre-attaquent “en justice” (10) de suite, telles que Monsanto et Dow, dans ce cas précis. La lutte courageuse de certaines organisations pour l’étiquetage des chimères génétiques fait figure de combat pathétique face aux armes financières des nécro-technologies. En juin 2014, quatre lobbies/fédérations (Grocery Manufacturers Association, Snack Food Association, International Dairy Foods Association et National Association of Manufacturers) ont attaqué l’Etat du Vermont aux USA qui a imposé l’étiquetage des chimères génétiques.

Et, bien sûr, on ne peut que remettre en exergue la situation dramatique de l’agriculture aux USA: à savoir que près de 100% du maïs et du soja sont transgéniques, sans même parler de la luzerne, de la betterave, du colza, etc. Ce qui relativise les engagements non-chimériques de Hain Celestial, (9) et de tous les poids-lourds de la bio industrielle, dans le “Non-Gmo Project”, une organisation (avec Trade Mark) spécialisée dans le Greenwashing et totalement soutenue financièrement par ceux-là même – Whole Foods Market, Organic Valley, Stonyfield Farm (Danone), Horizon (Dean, le N°1 mondial du lait) et l’United Natural Foods (UNFI) – qui ont prôné, dès 2011, la co-existence transgénique pacifique avec Monsanto, Syngenta, Dow, etc. Il faut préciser que les 9 milliards de dollars de chiffres d’affaires de Whole Foods Market (l’un des leaders de la distribution bio industrielle aux USA) sont dérivés, pour les 2/3, de ses produits “naturels” (non bios) farcis de chimères génétiques. (Les destinées de Whole Foods Market et de Hain Celestial, son plus gros fournisseur, sont indissociables, d’ailleurs). Il en est de même pour Hain Celestial dont une petite partie seulement des compagnies, parmi les 60 et plus, sont réellement certifiées à 100% bios. Tout le reste n’est que du conventionnel ou du “naturel”. Du “naturel” plus ou moins contaminé par des chimères génétiques (en fonction des territoires agricoles dont il est issu) quand ce n’est pas par de la chimie lourde – qui, d’ailleurs, contaminerait aussi ses produits dits “bios”.

Il faut aussi préciser (34) que le “Non-Gmo Project” est en fait un “Less than 1%-Gmo Project”, à savoir que tous les produits contenant moins de 1% de chimères génétiques sont certifiés sans OGM: quelle est donc l’Autorité planétaire qui a décidé qu’1% était le seuil fatidique à ne pas dépasser? L’arithmétique à la mode greenwashing: moins de 1% = 0!! A-t-on demandé au Professeur Séralini si les consommateurs gavés de produits chimériques, pendant des dizaines d’années – à petites doses quotidiennes délivrées par des produits bios ou naturels “Non-Gmo Project” – encourraient moins de risques de dégénérescence que les rats sujets de ses expériences?

Des procès à répétition:

Le 6 novembre 2013, un procès est intenté (2), dans l’Etat de Californie, à l’encontre de Hain Celestial qui commercialise une gamme de tisanes sous sa marque Celestial Seasonings avec la mention “100% naturel”. Le procès se fonde sur un rapport publié (3) en février 2013 par Glaucus Research citant les analyses réalisées par le laboratoire indépendant Eurofins selon lequel 91% des tisanes, de Celestial Seasonings, contiennent des pesticides dépassant “les normes autorisées” – ce qui n’est pas peu dire. Les contaminants découverts par Eurofins incluent les insecticides Fipronil, Endolsulfan, Buprofézine, Cyhalotrine, Cyperméthrine, Dichlorodiphényltrichloroéthane ou DDT, Dianizon, Imidaclopride, Malathion, Profenofos, Perméthrine, Pyridaben, Propachlor, Thiaméthoxame, Thiaclopride, Chlorfenapyr, Diméthoate, Fludioxonil, Hexaflumoron, Triazophos, Chlorpyriphos-éthyl; l’herbicide Diméthachlore; le fongicide Carbendazime.

Le rapport de Glaucus Research conclut en affirmant que 85% des ventes de Hain Celestial sont réalisées avec des produits sujets à des pratiques de marketing pernicieuses et à des problématiques de contrôle de qualité. En langage clair: de l’arnaque plus de l’empoisonnement – au-delà des normes autorisées.

Le 15 octobre 2013, un procès est intenté (1), dans l’Etat de New-York, à l’encontre de Hain Celestial qui commercialise (très cher) des jus de fruits ou de légumes libellés “non pasteurisés”, “100% brut” et “bios” sous sa marque BluePrint. En fait, ces jus “frais” – afin de rester “frais” à l’étalage pendant un mois et parfois plus – sont processés selon la technique connue sous le nom de “pascalisation”, à savoir un traitement sous très haute pression de 6000 bars (6000 fois la pression de l’atmosphère). La pascalisation est réputée détruire tous les organismes pathogènes… en même temps, bien sûr, que toutes les bactéries bénéfiques. Les détracteurs de cette technologie affirment que la pascalisation dénature complètement les vitamines, les probiotiques, les protéines et autres nutriments.

En 2011, un procès est intenté (4), en Californie, à l’encontre de Hain Celestial qui est accusé de commercialiser de faux cosmétiques “bios” sous les marques Jason et Avalon Organics. L’un des cosmétiques de la gamme Jason (le Jason Ester-C Super-C Cleanser Facial Wash) présenté comme “pur, naturel et bio” n’a qu’un composant “bio” sur dix-neuf, à savoir de l’Aloe Vera, le neuvième ingrédient de ce cosmétique en terme quantitative. Quant à la marque Avalon Organics, elle n’est que cela, un nom de marque car ses cosmétiques sont “organiques” – et en Anglais, organique signifie organique et “bio”. En France, Avalon Organics est commercialisé par Biovéa (5) et les produits portent l’appellation “biologique” dans leur nom… entretenant ainsi la même ambiguïté que dans leur présentation en langue anglaise.

Les pâtes “bios” de sa marque DeBoles ont été analysées et contiennent deux synergisant: le MGK-264 (N-Octyl bicycloheptene dicarboximide) et le Piperonyl Butoxide – hautement toxiques.

Les actionnaires sous tous soupçons de Hain Celestial

Hain Celestial est une société au chiffre d’affaires d’environ 2,3 milliards de dollars pour 2014 répartis à 60% aux USA et 30% en Angleterre. Elle est enregistrée dans l’Etat du Delaware, un paradis fiscal accueillant 945 000 corporations (pour une population de 900 000 personnes).

En 2012, Brett Icahn (le fils de Carl Icahn) et David Schechter (deux des directeurs de Carl Icahn) sont au conseil de directeurs de Hain Celestial. Anne Shapira (12) a rejoint ce conseil en début décembre 2014. (Elle est également la responsable financière du bijoutier David Yurman après avoir travaillé pendant 13 ans dans la banque Golman Sachs et après avoir travaillé comme analyste chez Neuberger Berman). Lisa Lehndorff est la directrice de communication. Zareb Herman est le directeur des régulations. Ross Weiner est vice-président et responsable des finances. Les autres vice-présidents sont: John Carroll, Denise M. Faltischek, Stephen J. Smith. Beena G. Goldenberg est responsable de Hain Canada. Jay Lieberman est responsable de Hain Pure Protein Corporation. David Ziegert est le directeur de Celestial Seasonings. L’équipe de direction comprend également Sheila Stanziale, John Heuer, Emma Froelich-Shea, Maureen M. Putman.

Qui possède les actions de cette société fondée par Irwin David Simon? Il en possède lui-même 5%. L’investisseur Carl Icahn en était, en 2012, le principal détenteur car il en possédait 15% avant de vendre (13) la moitié de ses actions en début septembre 2013 et l’autre moitié vers la mi-septembre 2013 (14) à Jefferies LLC, une banque d’investissements. Carl Icahn est ou a été très impliqué dans une pléthore de sociétés pharmaceutiques nécro-technologiques: Biogen, Amgen, Regeneron, Forest Laboratories… Il a vendu les actions qu’il détenait chez Hain Celestial en 2013 parce qu’il voulait s’attaquer à Dell, Apple, Nuance Communications. Carl Icahn joue avec sa fortune (estimée à plus de 12,5 milliards de dollars) dans l’électronique, les nécro-technologies ou la méga-distribution “bio/naturelle”. L’objectif, de tous ces investisseurs, n’est pas de produire de l’ordinateur, ou des thérapies transgéniques ou des tisanes. L’objectif est de produire du profit.

Les cinq principaux actionnaires de Hain Celestial sont actuellement les fonds bancaires suivants: Vanguard Group, Goldman Sachs, Jennison Associates, Black Rock Fund, et Coatue Management.

Vanguard Group se démarque de ses concurrents par le fait que la société est détenue par ses fonds qui sont détenus par les actionnaires. Il n’existe pas de tierce partie (15). Qui donc détient Vanguard Group: Monsanto (de l’agent orange aux chimères génétiques en passant par le RoundUp), Philip Morris (les cigarettes), Martin Lockheed (les armements), ExxonMobil (le pétrole), Walmart (le n°1 des supermarchés), Pfizer (la pharmacie), Merck (la pharmacie), City Group, Bank of America, etc, etc. Ce qui veut dire que le capital de Hain Celestial détenu par Vanguard Group est en fait détenu – collectivement il est vrai – par Monsanto, Philip Morris, Martin Lockheed, etc. Est-ce bien clair?

Goldman Sachs est une banque d’investissement qui se transforme – en 2008, lors de la crise des subprimes – en Holding grâce à l’octroi de nouvelles liquidités attribuées par la Réserve Fédérale (un cartel de banques privées depuis 1914) et débloquées par Henry Paulson (alors Secrétaire du Trésor), un ancien président/directeur de Goldman Sachs (une simple coïncidence). C’est à cette époque, d’ailleurs, que le richissime Warren Buffett (fortune d’environ 50 milliards de dollars) entre dans le capital de Goldman Sachs. En 2006, Warren Buffett a donné à la Fondation Bill Gates (dont il est l’un des administrateurs) une dizaine de millions d’actions de son Holding Berkshire Hathaway – un cadeau d’une valeur de 31 milliards de dollars. Warren Buffett et la Fondation Bill Gates sont activement impliqués dans la dévastation de l’Afrique en y déployant une autre “révolution verte” – transgénique (16).

Goldman Sachs est – comme la Fondation Rockefeller – derrière de nombreux coups bas et tordus sur la planète entière. En juillet 2009, Matt Taibbi, dans la revue Rolling Stones (30), accuse Goldman Sachs d’avoir provoqué la plupart des manipulations des marchés financiers, les “bulles”, de ces 80 dernières années. Son long article recèle d’information fascinantes. Six bulles sont décrites, dont la célèbre bulle… du “réchauffement climatique anthropique”, qui est, aux dires, de tous les experts en climatologie (du moins ceux qui ont retourné leurs vestes mais qui ne veulent pas perdre la face) le fatidique responsable d’un refroidissement climatique global qu’ils nous annoncent… pour quelques décennies! (17) Même la NASA (qui avec Al Gore avait prédit la fonte de toute la mer de glace pour 2014 – c’est aujourd’hui) se demande bien où a disparu le réchauffement climatique (18). Mais c’est un autre sujet, et nous y reviendrons, un autre jour étoilé, car cette baudruche participe de la même intoxication médiatique, à l’échelle planétaire, mise en place par les multinationales, et leurs laquais d’Etats, pour rafler la mise au grand jeu du Monopoly – dont ils ont institué les règles.

Goldman Sachs, c’est aussi la ruine de la Grèce. (19) (20) «En 2001, la Grèce et “la firme” se sont entendus pour échanger de la dette grecque à un taux de change fictif afin de réduire de 2% l’endettement hellène. Le gouvernement grec doit alors 600 millions d’euros à Goldman Sachs, en plus des 2,8 milliards empruntés. Ces 600 millions d’euros ont représenté 12% des 6,35 milliards de dollars gagnés par Goldman Sachs au titre de ses principaux investissements en 2001… Mais le produit dérivé utilisé pour dissimuler l’opération et vendu par la banque américaine a fait bondir la dette du pays européen envers la banque d’investissement. De quelque 2,8 milliards d’euros en 2001, elle a presque doublé à 5,1 milliards d’euros en 2005.»

Il existe de nombreux ouvrages décrivant les crimes de Goldman Sachs. Car c’est bien de crimes qu’il s’agit lorsque des pans entiers de la société humaine sont conduits à la ruine financière et morale à cause des manipulations de ces voyous psychopathes.

Hain Celestial, multinationale de l’aliment “naturel”

Nous n’allons pas accorder plus de temps à l’analyse de ce qui se cache derrière les investisseurs et les porteurs du capital de Hain Celestial. Nous laissons, à d’autres courageux, le soin de mettre leur nez dans cette marmite puante.

Le rapport de Glaucus Research, sus-cité, est très peu élogieux eu égard à l’éthique de Hain Celestial. «Nous estimons que Hain Celestial est une compagnie alimentaire conventionnelle qui se fait passer pour une compagnie d’aliments bios et sains». Quel que soit le déguisement de Hain Celestial, son fondateur est un pur mégalomane. En juillet 2013, il déclare à une journaliste de Forbes: «nous avons 257 employés dans nos bureaux de New-York et ils seront 500 dans deux ans» (21).

Irwin David Simon est né au Canada. Son père, Nathan Simon, y tenait un petit magasin d’alimentation koscher. Irwin David Simon est arrivé à Manhattan en 1983. En 1990, il s’est allié à un milliardaire de l’alimentation “tendance”, Daniel Abraham (fondateur de Slim-Fast). Il a ensuite mis à profit ses 600 000 dollars d’économie pour acheter Kineret (koscher), Barricini Foods et ensuite Hain Pure Food. C’est en 2000 qu’il rachète Celestial Seasonings. Depuis lors, c’est un insatiable du rachat de petites ou moyennes sociétés de l’alimentaire conventionnel, bio, et bien sûr naturel, ou prétendu tel. Fin 2001, il rachète Lima en Belgique.

Hain Celestial en sus de Lima et de Danival a racheté plus d’une soixantaine de compagnies alimentaires: Yves Veggie Cuisine, Imagine Foods, Grains Noirs, Acirca, Jason, Avalon Organics, Rosetto, Ethnic Gourmet, Zia Cosmetics, Spectrum Organic, Para Laboratories, Fresh prepared foods, Linda McCartney, Freebird, Haldane, Biomarché, Daily Bread, MaraNatha & Sunspire, Whitewave Tofu, Plainville, Sensible Portions, Churchill Food Products, Greek Gods, GG Unique Fiber, Protein Sgmt, Cully & Sully, Europe’s Best, Daniel’s, etc, etc.

Ses dernières acquisitions (intégrales ou partielles) de 2013/2014 incluent:

– Tilda, le leader du riz basmati en UK – non bio – avec 190 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2013.

– Rudi’s Organic Bakery (bio) avec 190 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2013.

– Ella’s Kitchen (le leader de l’alimentation bio pour bébés en UK), avec 70 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2012.

– BluePrint (bio pascalisée) avec un chiffre d’affaires de 20 millions de dollars en 2012 qui devait atteindre, en 2014, 100 millions de dollars selon Irwin David Simon.

– Hain Pure Protein Corporation (non bio) avec 230 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2014. Jay Lieberman en reste le directeur. HPPC détient 19% du capital de Empire Kosher Poultry (5% de produits bios.

– Finalisation de l’acquisition de Grains Noirs en Belgique.

L’Empire Hain Celestial dans le Céleste Empire

Hain Celestial a établi, en 2009, une joint venture, à 50/50, avec Hutchison China Meditech – une entreprise pharmaceutique Chinoise qui vend également des produits naturels et des produits bios – afin d’établir la société Hutchison Hain Organic Holdings Limited. (25) Hutchison China Meditech a des accords de partenariat avec AstraZeneca/Syngenta; avec la société pharmaceutique Janssen, filiale de Johnson and Johnson; avec la méga société pharmaceutique Lilly – dirigée par John Leichleter aux USA – qui est aussi en partenariat avec AstraZeneca/Syngenta (22) et qui commercialise le Cialis et qui fut l’une des premières à produire de l’insuline transgénique.

De plus, Hutchison China Meditech a créé, avec Nestlé, la société Nutrition Science Partners, une joint venture à 50/50 dont l’objectif est «de développer, manufacturer et commercialiser des produits médicinaux et nutritionnels à partir de plantes botaniques… Ce nouveau partenariat ouvre à Nestlé l’accès à la bibliothèque médicinale de Hutchison China Meditech contenant plus de 50 000 extraits dérivés de plus de 1200 plantes différentes» (28). En juillet 2013, Nutrition Science Partners annonce qu’un premier patient est traité avec le produit HMPL-004, NATRUL-4, un remède confectionné à partir de plantes pour des problèmes de colite (29).

Hutchison China Meditech est une filiale de Hutchison Whampoa Group qui détient également A.S. Watson, un groupe possédant 11 000 magasins dans 33 pays du monde. Le président du Hutchison Whampoa Group, le milliardaire Li Ka-Shing (la 11 ème fortune du monde), est financièrement très impliqué dans Kaiima Ltd, une toute nouvelle compagnie Israélienne de semences transgéniques (27).

Hain Celestial est une bulle fragile prête à éclater

aux moindres soubresauts du marché Occidental

Selon le rapport de Glaucus Research, les fortes croissances enregistrées par Hain Celestial, en 2012, concernent une poignée de marques représentant, à elles seules, 40% de ses ventes, à savoir Premier, Sensible Portions, Celestial Seasonings, Personal Care Products, Greek Gods et Deboles – des marques qui ne sont ni bios ni “naturelles” ou qui sont sujettes à des problèmes de contrôle de qualité.

La lecture de son bilan financier de 95 pages ne permet pas de savoir ce que représente réellement la vente des produits véritablement bios chez Hain Celestial. Et sans doute qu’importe. Les grandes déclaration de Irwin David Simon ne constituent qu’un rideau de fumée de plus et tout est dans les logos: “Being Organic and Natural Is In Our Heart”. “Commited to Sustainable Growth” et même dans un logo en Trade Mark: “A Healthier Way of Life”.

Un mode de vie plus saine est le logo déposé de Hain Celestial dont le fondateur a déclaré que sa société allait changer les Etats-Unis et même la manière dont le monde s’alimente! La réalité est beaucoup plus crue: Hain Celestial est une bulle fragile prête à éclater aux moindres soubresauts du marché Occidental car le “bio” est une mode en laquelle toutes les multinationales s’engouffrent (la bio piratée) tout comme le “naturel” qui est une gigantesque foire d’empoigne. D’ailleurs, aujourd’hui même, General Mills aux USA, suite à une procédure judiciaire intentée en 2012, vient d’accepter de retirer (33) la mention “naturel” d’une trentaine de ses produits. Selon le Wall Street Journal, ce sont plus d’une centaine de procédures judiciaires (34) qui ont été intentées, depuis 2011, à l’encontre de compagnies de l’alimentaire concernant la problématique du “naturel” aux USA.

C’est sans doute pour cela qu’Irwin David Simon tente d’imiter Walmart, l’un de ses plus importants distributeurs, en se tournant vers l’Inde ou vers la Chine, la Thailande, le Vietnam et l’Indonésie – quitte à s’allier avec une entreprise pharmaceutique Chinoise très liée à Nestlé et à Syngenta et dont la maison mère, Hutchison Whampoa Group, possède un président très impliqué dans les chimères génétiques.

Business is Business. L’objectif, pour Irwin David Simon, est de produire du profit et vite avant que les bulles n’éclatent – tout en se délestant de quelques dizaines de millions de dollars de ses propres actions si l’occasion et l’environnement financier s’y prêtent (31) . «Simon says, Simon sells» ainsi que le commente avec humour le rapport du Glaucus Research.

Dominique Guillet. 7 décembre 2014

Note 1. Le CFR et le Groupe Bilderberg sont deux des pseudopodes de la baudruche dénommée “Nouvel Ordre Mondial”. Le CFR et le Groupe Bilderberg ont été créés par la famille Rockefeller dont les fondations ont financé tant l’eugénisme, les chimères génétiques, l’abominable révolution verte que Greenpeace, les Amis de la Terre, le Réseau Action Climat, etc…
avatar
Kiwi
Administratrice
Administratrice

Messages : 1901

http://forum-l-herbe-folle.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: Comment les produits Bio sont tombés aux mains des multinationales

Message par Confucius le Mar 1 Sep 2015 - 17:47

La main-mise de l'industrie agroalimentaire sur le bio s’inscrit dans une logique commerciale et industrielle. Rachat de concurrents dans le but de briser la concurrence ou même se diversifier et tirer profit d'une demande en hausse permanente.
Si en plus, on peut duper le consommateur avec le nom magique "bio"...
avatar
Confucius
Modérateur
Modérateur

Messages : 327

Revenir en haut Aller en bas

Re: Comment les produits Bio sont tombés aux mains des multinationales

Message par maxaler le Mer 2 Sep 2015 - 9:23

Il ne faut pas oublier que le terme "bio" désigne un processus de fabrication qui ne tient pas compte ni de l'origine (semence) ni de la distribution. Ainsi, dans ma coop bio, je trouve des produits bio qui viennent d'Amérique latine: bonjour le bilan carbone!!!!
Il est donc préférable d'acheter des produits issus de l'agriculture raisonnée et commercialisés en circuit court que des produits bio venant d'un autre continent. Le mieux étant d'adhérer à une AMAP bio.
avatar
maxaler

Messages : 139
Localisation : Finistère

Revenir en haut Aller en bas

Re: Comment les produits Bio sont tombés aux mains des multinationales

Message par Kiwi le Ven 4 Sep 2015 - 21:48

Maxaler

Oui on aurais tendance à faire des amalgames. Bio ne veut pas dire ethique. Et Bio ne veut pas dire non plus dire écologique. Mais c'est vrai que si l'on veux aller au bout d'une ethique personnelle et (surtout) être cohérent.. acheter Bio sans tenir compte du reste, c'est une approximative prise de conscience de la maniere dont les choses s'articulent. Le mieux c'est comme tu dis, de manger Bio, local et de sais. Mais à moins d'être totalement végétalien ( sans céréales ni produits de premieres nécéssité) on ne peux jamais tout trouver en mode local.

A mon sens, le plus dur à accepter, c'est le fait que la majorité des fruits et légumes que nous mangeons, sont issus de graines génétiquement modifiés ( qu'ils soit Bio ou non) Au final tout est sous control. Et c'est un peu comme si le dernier rempart était franchis. On se demande alors ce qu'il nous reste de réellement authentique, indépendant et sécurisé.

avatar
Kiwi
Administratrice
Administratrice

Messages : 1901

http://forum-l-herbe-folle.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Re: Comment les produits Bio sont tombés aux mains des multinationales

Message par RICHARD.N le Lun 14 Sep 2015 - 9:59

Salut

T'avais posté l'article sur la page Facebook mais pas en entier. Ca fout trop les boules de lire ça. Je me demande ce qu'il faut faire pour arrêter d'être les vaches à lait de ce système.
avatar
RICHARD.N

Messages : 39

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum