L'éternelle question des protéines

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L'éternelle question des protéines

Message par Kiwi le Lun 2 Mai 2016 - 7:54

 

L'ÉTERNELLE QUESTION
DES PROTÉINES


La peur de la carence en protéines inquiète ceux qui s'interrogent sur le régime végétalien. Il s'agit là d'un faux débat et nous allons essayer d'exposer pourquoi.

Ce dont le corps à besoin ce sont des acides aminés qui sont les constituants des protéines. Quand nous ingérons des protéines, le foie doit les décomposer en leurs éléments constitutifs : les acides aminés.

Cette transformation représente une dépense d'énergie et la digestion des protéines produit de l’acide urique qui, en trop grande quantité comme dans le régime omnivore, endommage les reins. Tandis que dans les fruits, et plus particulièrement dans les légumes, nous retrouvons des acides aminés qui sont directement assimilées par l'organisme avec un minimum d'effort. Les fruits et légumes sont les aliments les plus physiologiques, adaptés pour le corps humain.

Il est intéressant de noter que le lait maternel humain contient entre 6 %
et 8 % de protéines qui serviront à un bébé qui doublera son poids de la naissance à l'âge de 6 mois. Les fruits nous donnent plus de protéines que le lait maternel soit une moyenne de 10 %. Alors, pas besoin de s'inquiéter d’une carence en protéines, même pour ceux qui se
construisent une masse musculaire ou qui veulent prendre du poids.

Les aliments de type végetal sont généralement plein de protéines. Par exemple, la laitue tire 34% de ses calories des protéines, et le brocoli 45%. Pour l’épinard c’est 49%. Pour le chou-fleur 40%. Pour le céleri 21. Les haricots vont de 23 à 54% en fonction de la variété. Pour les céréales cela va de 8 à 31%. Les noix et racines en tirent de 8 à 21%. Les fruits sont les plus bas, autour de 5 à 8% en moyenne.

Les recherches scientifiques ont montrés que notre organisme n’a pas besoin d’autant de protéines qu’on le pensait. La quantité recommandée s'échelonne entre 40g et 55g de protéines par jour pour les adultes, et encore moins pour les enfants... Et il est intéressant de savoir que l'excès de protéines que l'on trouve presque toujours chez les personnes mangeant régulièrement de la viande, peut provoquer des maladies et problèmes de santé. Cela aussi c'est maintenant prouvé par des recherches scientifiques.

Les résultats d'une étude complète sur le sujet:
http://www.jeudiveggie.be/download/MytheProteines.pdf

Dans les pays industrialisés, les populations absorbent trop de protéines d’origine animale (70% contre 7% dans la ration des Asiatiques qui n’ont pas les problèmes de cancer, d'ostéoporose, ou de maladies cardio-vasculaires des Occidentaux...)

Alors que les alimentations végétariennes et végétaliennes couvrent, ou même dépassent, les besoins en protéines, ils sont typiquement inférieurs à la ration protéique totale des régimes omnivores. Cette ration protéique moins élevée est bénéfique pour la santé car une forte ration protéique a notamment été associée à l’ostéoporose et à l’aggravation d’un fonctionnement des reins déficient ou défaillant.

Les besoins en acides aminés

Savez-vous d’où provient ce concept des acides aminés essentiels et comment ont été calculés les apports minimums recommandés qui en découlent? En 1952, William Rose et ses collègues ont tenté de déterminer les besoins humains pour chacun des 8 acides aminés essentiels. Ils ont décidé que le minimum nécéssaire qu’ils établiraient serait le chiffre le plus haut qu’ils estimeraient parmi les personnes de leur groupe test. Une fois qu’ils eurent déterminé ce chiffre, ils l’ont simplement doublé en jugeant que ce chiffre était l’apport minimum recommandé, un apport qui serait sûr et suffisant pour tous.

Si vous calculez aujourd’hui les quantités d’acides aminés essentiels qu’apportent les aliments complets et naturels d’origine végétale et que vous les comparez aux valeurs édictées par Rose, vous verrez alors que tout aliment végétal complet et naturel [c’est à dire non transformé, ou « unprocessed whole natural plant foods » en anglais], ainsi que toute combinaison de ces aliments végétaliens non transformés (consommés comme seule source de calories dans la journée) apporte tous les acides aminés essentiels; et non pas le minimum nécessaire mais bien plus que les apports journaliers recommandés.

Il est désormais acquis par la recherche moderne qu’il est virtuellement impossible d’être carencé en un acide aminé essentiel avec un régime alimentaire végétal non transformé complet et naturel et un apport suffisant en calories (la seule exception serait le frugivorisme strict).

Pendant longtemps on a considéré que les protéines d'origine animale étaient supérieures en qualité aux protéines d'origine végétale. Actuellement ce jugement fait l'objet de révisions importantes.

•L'OMS a récemment énnoncé les facteurs de risque pour la santé que peuvent représenter la consommation en grande quantité de produits animaux, tels que c'est le cas de nos jours.

•Entre 1950 et 2000, la consommation de viande au niveau mondiale a été multipliée par 5 alors que la population a "seulement" doublé. En moyenne, un être humain consomme 100 g de viande par jour. Comme de nombreux pays dits "développés", c'est à partir des trente glorieuses (1945-1975) que la consommation de viande en France a explosé jusqu'à devenir biquotidienne dans de nombreux foyers. Dans le même temps, la consommation des produits traditionnels de base (légumineuses, céréales, tubercules) a diminué.

La grande majorité des produits animaux qui sont consommés sont issus de l'industrialisation. Ces produits ne sont jamais naturels mais transformés.  Leur mode de production inclue l'emploi de produits chimiques, y compris pour un simple steack sous cellophane). Il y a aussi l'usage systématique de médicaments pour traiter les animaux. L''alimentation du betail est souvent à base d'OGM et autres substances non naturelles. Tout ces paramètres expliquent aussi pourquoi les produits finis sont si mauvais pour la santé.

•Les protéines animales sont invariablement accompagnées de lipides saturés dont la consommation est souvent excessive, ou bien d'additifs alimentaires comme les nitrites (dans les charcuteries) qui sont soupçonnées d'être cancérigènes.

•La production de viande consomme des ressources et contribue à l'émission de gaz à effet de serre. Les protéines animales, ou des produits associés comme les amines hétérocycliques seraient également un facteur de risque pour certains cancers (côlon, vessie).

•La consommation de viandes rouges serait associée à un risque accru de maladies cardio-vasculaires.

Parallèlement, des effets positifs sont associés aux végétaux riches en protéines. Les légumineuses à graines apportent un sentiment de satiété. Elles sont riches en fibres et en minéraux. Leur indice glycémique est faible. On évolue donc vers une promotion des protéines végétales.

Vérifiage par exemple ici: http://fr.wikipedia.org/wiki/Prot%C3%A9ine…

Conclusion

Suggérer de manière fautive que nous avons besoin des protéines animales pour manger équilibré encourage la consommation d’aliments qui contribuent de façon reconnue aux pathologies cardiaques, au diabète, à l’obésité et à de nombreux cancers. Ca balaye aussi de maniere injustifié les atouts du régime végétalien qui est pourtant pratiqué sans danger par de nombreux peuples, communautés, sportifs et personnages historiques ( Einstein, Platon..) depuis la nuit des temps!

Source diverses
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